Les différents modes de respiration

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Tests
Tous les êtres vivants respirent : comment mettre en évidence les échanges respiratoires ? Quels sont les divers organes permettant ces échanges ? Quel lien peut-on établir entre modes de respiration et l'occupation d'un milieu aquatique, d'un milieu aérien, voire des deux ?
1. Les échanges respiratoires chez les êtres vivants
Tous les êtres vivants, végétaux et animaux, respirent pour vivre : prenons l'exemple d'un champignon, d'un poisson et d'un criquet.
a) Les échanges respiratoires chez un champignon
• On place des champignons frais dans un cristallisoir recouvert d'une plaque de verre et contenant un petit bocal avec de l'eau de chaux. Au début de l'expérience, l'eau de chaux est limpide, une demi-heure plus tard elle s'est troublée : les champignons ont rejeté du dioxyde de carbone.
• Mais les champignons absorbent-ils de l'oxygène ? Pour le savoir, on dispose des fragments frais, du même champignon, dans un tube relié par un capillaire à un récipient contenant de l'eau colorée. Dans l'enceinte, on a placé au préalable de l'eau de chaux : après une demi-heure, on constate que l'eau de chaux s'est troublée et que le niveau de l'eau colorée a monté dans le capillaire. Le trouble de l'eau de chaux est lié à la libération de dioxyde de carbone et la montée de l'eau colorée, à l'absorption de dioxygène.
b) Les échanges respiratoires chez un poisson
Prenons maintenant l'exemple d'un animal aquatique : un poisson rouge. On place le poisson dans un aquarium que l'on ferme hermétiquement. Avant la fermeture, on dose l'oxygène dissous dans l'eau : on trouve 7 ml/l. Après que l'aquarium est resté fermé pendant quelque temps, on dose à nouveau l'oxygène : on trouve 3 ml/l. De même, l'eau de l'aquarium trouble l'eau de chaux en fin d'expérience : le poisson a donc effectué les mêmes échanges gazeux respiratoires que l'homme, mais à partir des gaz dissous dans l'eau.
c) Les échanges respiratoires chez un criquet
L'expérience réalisée avec un insecte, animal aérien, comme le criquet placé dans un récipient bien fermé, montre les mêmes échanges respiratoires qu'un poisson ou qu'un homme : rejet de dioxyde de carbone et absorption de dioxygène.
2. Les organes respiratoires adaptés à la nature du milieu
Le poisson respire grâce à des branchies qui baignent dans l'eau, le criquet grâce à des trachées au contact de l'air.
a) La respiration branchiale d'un poisson
• Pour comprendre les échanges respiratoires chez un poisson, il faut analyser les mouvements respiratoires de cet animal et les caractéristiques des branchies. Une goutte d'eau colorée est placée devant la bouche ouverte d'un poisson : on constate que ce colorant ressort par les ouïes ou ouvertures latérales situées en arrière des opercules. D'ailleurs, l'observation attentive de l'animal prouve que celui-ci effectue des mouvements alternés de la bouche et des ouïes : la circulation d'eau s'effectue donc de la bouche vers les ouïes.
• En découpant l'opercule situé en arrière de la tête du poisson, on dégage quatre fines lames rouges portées par des arcs osseux : ce sont les branchies. Chaque arc possède deux rangées de filaments branchiaux. Les branchies sont très irriguées par de nombreux capillaires sanguins, d'où leur couleur rouge. Ce sont des organes à parois minces et de grande surface favorisant les échanges respiratoires. L'oxygène dissous dans l'eau est prélevé par les branchies et passe dans le sang, tandis que le dioxyde de carbone passe du sang dans l'eau : les branchies sont des organes d'échanges entre l'eau et le sang.
b) La respiration trachéenne d'un criquet
• Pour comprendre la respiration d'un criquet, il faut analyser les mouvements respiratoires de cet animal et les caractéristiques des trachées. L'observation de l'abdomen du criquet montre qu'il existe un orifice sur chaque anneau : le stigmate. Cet orifice est bien un orifice respiratoire car d'une part, si on le bouche par de la cire l'animal meurt et, d'autre part, le reste du corps est recouvert d'une cuticule imperméable à l'air. On en conclut que l'air pénètre ou ressort par les stigmates abdominaux. Par ailleurs, un criquet contracte de façon régulière son abdomen, pour rejeter l'air riche en dioxyde de carbone, tandis qu'il le relâche par élasticité pour permettre la pénétration de l'air riche en dioxygène : il effectue des mouvements respiratoires. L'air parvient ensuite aux trachées.
• La dissection d'un criquet montre l'existence de nombreux conduits d'aspect blanc nacré en contact avec les organes : ce sont les trachées. Chaque trachée contient, dans sa paroi, un filament spiral de soutien de nature cuticulaire. Les trachées se ramifient en conduits secondaires ou trachéoles menant aux organes (par exemple, les muscles). Ce sont donc, dans le cas du criquet, des organes d'échanges entre l'air et les organes.
3. Des animaux vivant dans deux milieux
La grenouille peut se trouver dans la mare, par conséquent dans l'eau, mais elle peut aussi quitter la mare pour la rive. Dans l'eau, où elle se maintient le plus souvent, la grenouille respire surtout par la peau richement irriguée de nombreux capillaires. La peau de cet animal est d'ailleurs riche en mucus, ce qui empêche le dessèchement. Sur terre, l'animal peut avaler de l'air, grâce à des mouvements de son plancher buccal (elle n'a pas de cage thoracique). L'air peut ainsi parvenir à des sacs internes très irrigués : les poumons. À leur niveau, les échanges s'effectuent, comme chez l'homme, entre l'air et le sang.
Les modes de respiration en fonction des milieux de vie
Nature du milieu
Animal
Mouvements respiratoires
Organes respiratoires
Nature des échanges
Milieu aérien (seul)
Homme
Criquet
Cage thoracique
Mouvements abdominaux
Poumons
Trachées
Air et sang
Air et organes
Milieu aquatique (seul)
Poisson
Bouche et ouïe
Branchies
Eau et sang
Milieu aquatique et aérien
Grenouille
Plancher buccal
Peau
Poumons
Eau et sang
Air et sang

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