Le commerce extérieur de la France

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En bref

• Selon l'Insee, le solde du commerce extérieur est la différence entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l'ensemble des échanges de produits (biens et services). Le rapport entre ces deux valeurs est appelé « taux de couverture ».
Les exportations sont les ventes déclarées par les entreprises du secteur à l'exportation (c'est-à-dire hors du pays de résidence) et qui comprennent les livraisons intracommunautaires. Les données collectées et publiées sur les exportations proviennent de l'enquête annuelle d'entreprise (EAE). Leur ventilation est présentée par secteur d'activité et par branche.
Les importations sont définies par l'Insee, comme l'ensemble des biens et des services fournis par des non-résidents à des résidents, à titre onéreux ou gratuit.

Les chiffres clés du commerce extérieur de la France

Au premier semestre 2013, le déficit commercial de la France est en nette réduction par rapport au premier semestre 2012. Alors qu'il avait atteint 35,8 milliards d'euros au premier semestre 2012, il repasse en dessous de 30 milliards d'euros et ce, pour la première fois depuis 2010. Le déficit commercial hors énergie se réduit quant à lui de 40 % par rapport à la même période de 2012 pour atteindre 5,6 milliards d'euros.
La France voit également son solde commercial s'améliorer par rapport à presque toutes les zones géographiques, à l'exception des pays européens hors Union européenne et de l'Afrique. Avec 11,3 milliards d'euros d'excédent sur 6 mois, l'aéronautique enregistre une forte hausse des exportations par rapport au premier semestre de 2012. Elle constitue le premier excédent commercial sectoriel dépassant de 20 % celui enregistré à la même époque l'année dernière.

Le rôle de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) dans l'élaboration des chiffres du commerce extérieur

• La DGDDI recueille, analyse et publie chaque mois les données de référence du commerce extérieur en France.
• Ces données constituent, pour tous les acteurs de la vie économique, à la fois une référence et un outil d'information et d'analyse particulièrement utiles à la décision. La DGDDI met également des données opérationnelles à disposition d'autres administrations, notamment l'Insee, la Banque de France ou la direction générale du Trésor.
• Les chiffres publiés concernent uniquement les échanges de marchandises et ne prennent pas en compte les échanges de services. Pour recueillir ces données, le service « statistiques » de la douane s'appuie sur deux documents : la déclaration d'échanges et de biens (DEB), pour tous les échanges avec les 28 autres États de l'Union européenne, et la déclaration en douane (DAU), pour tous les échanges avec tous les autres pays. Cette opération concerne chaque mois plus de cinq millions d'articles.
• La méthodologie utilisée pour l'élaboration des chiffres du commerce extérieur est stable depuis 2010, mais elle évolue régulièrement dans le temps. En effet, la mise à jour annuelle des codes de référencement, une nouvelle réglementation ou la nouvelle définition de classification peuvent amener à des changements dans la méthodologie utilisée. Par exemple, les codes pays relatifs aux pays de l'Europe de l'Est ont été fortement modifiés à partir de 1990 et l'ensemble « Union européenne » s'est enrichi de nouveaux membres à chaque vague d'adhésion.

Le bilan du commerce extérieur en 2012

Les échanges s'essoufflent sur l'ensemble de l'année 2012 et les exportations ralentissent (+ 3,2 %, après + 8,4 %). Ces dernières sont tirées vers le bas par les contre-performances de l'automobile et des produits agricoles, alors que les ventes de biens intermédiaires décélèrent, du fait des produits métallurgiques. Les ventes de machines industrielles et agricoles progressent également plus faiblement. En revanche, les exportations correspondant aux points forts de la spécialisation française sont très dynamiques. Les livraisons aéronautiques atteignent un niveau record et les ventes pharmaceutiques reprennent, après un trou d'air en 2011. Celles des boissons et de certains produits de l'industrie du luxe, notamment sacs à main et bijoux, sont aussi bien orientées.
• Les importations ralentissent sur l'ensemble de l'année. La hausse des approvisionnements énergétiques est beaucoup plus contenue qu'en 2011, et la croissance des achats hors énergie est presque nulle (+  0,1 %, après +  8,2 %). Les reculs les plus prononcés concernent l'automobile, les biens intermédiaires (produits métallurgiques notamment) et l'informatique et l'électronique. À l'opposé, la croissance des importations aéronautiques et pharmaceutiques, soutenue notamment par d'importants échanges intragroupes, accélère.
Les échanges avec l'Union européenne (UE) sont en ralentissement en 2012. Le principal soutien à la croissance des exportations vient des pays tiers, alors que les ventes ralentissent fortement vers l'UE (+  0,3 %, après +  7,2 %).
Vers l'UE, les ventes s'essoufflent vers l'Allemagne, ainsi que vers les nouveaux entrants et fléchissent vers les pays de l'Europe du Sud. S'agissant des pays tiers, les exportations accélèrent fortement vers les États-Unis, dans un contexte de vigueur de l'activité et de dépréciation de l'euro face au dollar en moyenne sur l'année. Elles sont également très dynamiques vers l'Asie, grâce notamment au bond des livraisons aéronautiques. En revanche, les ventes marquent le pas vers l'Afrique, en particulier celles de produits agricoles et aéronautiques. Le repli se poursuit vers le Proche et le Moyen-Orient, principalement vers l'Iran.
Les achats décélèrent depuis l'UE (+  1,4 %, après +  8,9 %) et les pays tiers (+  1,4 %, après +  15,1 %). Les importations baissent depuis l'Europe hors UE (Russie et Norvège) et le Proche et le Moyen-Orient, suite au recul des achats énergétiques. Elles ralentissent depuis l'Asie, notamment depuis la Chine. En revanche, les importations des États-Unis progressent fortement, portées par des achats aéronautiques, de pétrole raffiné et de produits pharmaceutiques. Elles sont encore vigoureuses depuis l'Afrique, en lien avec la reprise des approvisionnements énergétiques vers la Libye.

L'Agence française pour les investissements internationaux et Ubifrance

• Créée en 2001, l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) est un établissement public, placé sous la tutelle du ministre chargé de l'Économie et des Finances.
Elle a pour mission d'informer et d'accompagner les investisseurs étrangers en France, de promouvoir l'image économique et l'attractivité de la France à l'étranger, et de suggérer au gouvernement des mesures susceptibles de renforcer l'attractivité de la France.
Ubifrance, l'Agence française pour le développement international des entreprises, est un établissement public industriel et commercial placé sous la tutelle du ministre de l'Économie et des Finances, du ministre du Commerce extérieur et de la direction générale du Trésor. Sa mission est d'aider les entreprises françaises à exporter. Le rapprochement de ces deux structures est envisagé par l'actuelle ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, pour accroître leur efficacité.

Pour en savoir plus

• Françoise Milewski, Le commerce extérieur de la France, Paris, La Découverte, collection « Repères », n°  71.
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