Découvrir les grandes écoles

-----------------------------------------------

Découvrir les grandes écoles

Écoles normales supérieures, écoles d'ingénieurs ou de commerce, mais aussi instituts d'études politiques (IEP), écoles vétérinaires, Saint-Cyr, École des chartes, ou encore grandes écoles d'art, École de la magistrature, des bibliothèques… Des formations convoitées, une sélection sévère et un label « grande école » qui garde la cote auprès des employeurs.
Durée des études : 2 à 5 ans
Trois ans après une classe prépa ou un bac + 2 ou + 5 ans après le bac pour les écoles de commerce et d'ingénieurs. Quatre ans pour les ENS (écoles normales supérieures), après une classe prépa. Et de 2 à 5 ans d'études pour les autres écoles, selon le niveau d'admission.
Admission
L'admission est prononcée essentiellement sur concours, à différents niveaux d'études (de bac à bac + 4). Il existe aussi des admissions « parallèles ».
Une centaine d'écoles d'ingénieurs ainsi qu'une centaine d'écoles de commerce recrutent au niveau bac. Certaines sur dossier, d'autres sur concours, par le biais de procédures communes ou selon leurs propres critères.
La majorité des écoles de commerce et d'ingénieurs parmi les plus prestigieuses, ainsi que les ENS recrutent sur concours communs après une classe prépa.
Les étudiants avec un diplôme de type BTS ou DUT, une licence ou une première année de master, peuvent intégrer la plupart de ces écoles, par le biais des admissions parallèles.
Quant aux autres grandes écoles (écoles nationales supérieures d'art, de cinéma, École de la magistrature…), elles accueillent sur concours des étudiants qui possèdent déjà un niveau d'études bac + 2 au minimum, voire bac + 4 pour certaines.
Rythme de travail
L'emploi du temps est dense et les cours requièrent beaucoup de travail personnel.
Les grandes écoles dispensent de nombreuses heures de cours, généralement complétées par des travaux en groupe, exposés, études de cas, recherches…Le rythme est soutenu et un effort individuel est nécessaire.
Diplômes
Les diplômes sont reconnus ou visés par l'État pour les écoles de commerce et d'ingénieurs. Pour les autres écoles, il s'agit de diplômes spécifiques.
Après leur master, les normaliens obtiennent un diplôme intitulé « prédoctorat de l'ENS ». Les quatre ENS conduisent aux concours de l'enseignement (agrégation), ou au doctorat.
Les écoles d'ingénieurs délivrent un diplôme reconnu parla Commission des titres d'ingénieurs. 40 écoles délivrent aussi le grade de master.
Les grandes écoles de commerce bénéficient de diplômes reconnus ou visés.
Les autres écoles délivrent des diplômes spécifiques : le diplôme d'archiviste-paléographe (École des chartes), par exemple, ou le diplôme de l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (ENSMIS)…
Au programme
Les enseignements sont équilibrés entre théorie et pratique.
L'emploi du temps des ENS combine enseignements disciplinaires (lettres et langues, sciences et technologies, économie, arts…), séminaires, stages de recherche…
En école de commerce, la première année est consacrée aux connaissances de base : économie, finance, vente, fiscalité, comptabilité, marketing, droit, langues mais aussi informatique, sociologie… Les cours sont complétés par des applications concrètes : simulations, études de cas… Les écoles proposent des spécialisations (audit, finance, marketing…). Les étudiants choisissent une dominante qui donnera un profil à leur diplôme.
En école d'ingénieurs, le programme se répartit entre enseignements généraux (mathématiques, physique, chimie, informatique, langues…), disciplines spécialisées et travaux pratiques. La plupart des écoles dispensent des cours de management et de gestion. Toutes les grandes écoles proposent des stages et des cursus à l'étranger.
Validation des études
Le diplôme est délivré au vu du contrôle continu et d'un examen final dans la majorité des grandes écoles.
Les étudiants des ENS passant les diplômes universitaires (licence, master…), les modalités de validation sont donc identiques à celles de l'université.
En école de commerce et d'ingénieurs, la validation des études repose sur un contrôle continu des connaissances. Le diplôme de dernière année est généralement sanctionné par des examens et la présentation d'un mémoire de stage.
Organisation des études
Dans les grandes écoles, tout est fait pour que les étudiants effectuent leur scolarité dans les meilleures conditions.
Appareils scientifiques et laboratoires de pointe, petites promotions, professeurs disponibles… les étudiants des écoles d'ingénieurs et de commerce bénéficient de bonnes conditions de travail. Parallèlement, ces écoles proposent de multiples activités à travers de nombreuses associations.
Dans les écoles normales supérieures, comme à l'École des chartes ou encore l'École nationale des bibliothèques, tous les moyens sont mis en œuvre pour sensibiliser les élèves à la recherche (laboratoires, bibliothèques…).
Découverte professionnelle
Les écoles de commerce et d'ingénieurs sont en phase avec l'entreprise. Certaines d'entre elles permettent d'effectuer la scolarité en apprentissage. Tous les étudiants des grandes écoles effectuent des stages ou des séjours à l'étranger.
Le monde professionnel est présent sous différentes formes dans les écoles de commerce et d'ingénieurs. Des professionnels sont généralement associés à la conception des enseignements et donnent eux-mêmes des cours. Par ailleurs, l'ensemble de la scolarité est émaillé de stages. Obligatoires ou optionnels, pendant les vacances ou l'année scolaire, d'une durée d'une semaine à plusieurs mois, les stages varient selon les écoles et l'année d'études. De plus en plus d'écoles proposent également de passer une année complète en entreprise entre deux années d'études. Le rapport de stage de fin d'études donne lieu à une soutenance qui conditionne l'obtention du diplôme. De plus, il peut déboucher sur un premier emploi dans l'entreprise d'accueil, surtout s'il a duré plus de trois mois.
Dans toutes les autres grandes écoles (IEP, écoles d'art, École de la magistrature, écoles vétérinaires…), les stages revêtent également une grande importance. En IEP, une année à l'étranger est intégrée au cursus.
Certaines écoles de commerce et d'ingénieurs proposent des études en apprentissage. Les apprentis partagent alors leur temps entre les cours et un poste en entreprise. Une formule gagnante si l'on sait s'organiser face à une charge de travail accrue.
Et après
Les diplômés des grandes écoles n'ont en général pas de mal à trouver un emploi. Certains d'entre eux optent pour une poursuite d'études.
L'insertion professionnelle
Les normaliens sont tenus d'exercer une activité professionnelle dans les services de l'État ou dans des entreprises nationales, pendant dix ans à compter de leur entrée à l'école en tant qu'enseignants ou chercheurs.
L'insertion professionnelle des diplômés d'écoles de commerce et d'ingénieurs est très bonne. Selon une étude réalisée en 2005 par la Conférence des grandes écoles, 72 % des diplômés ont trouvé un emploi moins de deux mois après la sortie de l'école. À noter que plus de deux recrutements sur trois ont été réalisés par le biais des stages de fin d'études.
Les poursuites d'études
À l'issue des quatre années d'école, la plupart des normaliens terminent leur formation par une thèse.
Selon l'étude de la Conférence des grandes écoles, 15,5 % des diplômés d'écoles de commerce et d'ingénieurs ont choisi de poursuivre leurs études. Un moyen d'acquérir une double compétence ou de se spécialiser (mastère spécialisé, master pro ou master recherche…).
Les étudiants des IEP choisissent volontiers de poursuivre leurs études en master, en école de commerce ou de journalisme…Ils se préparent également aux concours administratifs (École nationale d'administration, de la magistrature…).

Les écoles normales supérieures

Nec plus ultra de la formation d'enseignants et de chercheurs, les écoles normales supérieures (ENS) proposent une formation de haut niveau, dans des domaines aussi variés que les sciences sociales, les lettres et les langues, ou encore les sciences et les technologies.
Accès
Le recrutement se fait sur concours, après deux ans de classes préparatoires littéraires, scientifiques ou économiques. Un accès d'autant plus sélectif que les promotions sont peu nombreuses. Pour la session 2005 : 191 places à Ulm, 113 à Lyon, 102 à Fontenay-Saint-Cloud (Lyon) et 354 à Cachan. Il est donc vivement conseillé, surtout pour les littéraires, de s'inscrire parallèlement à l'université et d'envisager des réorientations. Les méthodes de travail, les connaissances acquises pendant les années de classes préparatoires facilitent la reconversion, en particulier à l'université.
Les ENS accueillent également des étudiants de l'université, par le biais d'admissions parallèles. Quant à l'ENS Ulm, elle a mis en place un dispositif de bourses internationales pour ouvrir l'école à des étudiants européens (admission sur dossier et épreuves écrites et orales). Des étudiants qui ne seront donc pas passés par des classes prépas.
Scolarité
Pendant leurs quatre années d'études, les normaliens ont le statut de fonctionnaires stagiaires et perçoivent un salaire. En contrepartie, ils s'engagent à servir l'État pendant au moins dix ans. Les deux premières années, les normaliens sont inscrits en licence et en master dans leur discipline. Parallèlement, ils suivent des cours dispensés par leur école. Les ENS proposent à leurs élèves de préparer l'agrégation à partir de la deuxième année de master. Un exemple : 80 % des normaliens de l'ENS de Lyon réussissent l'agrégation.
Et après
Outre l'enseignement, les ENS sont également un tremplin vers la recherche ou les carrières dans l'administration. Enfin, on retrouve des normaliens (surtout les scientifiques) dans les organismes de recherche, dans les grandes entreprises…
À chaque école ses domaines
Lettres et langues, sciences et technologies, arts et création industrielle, sciences humaines et sociales…, les quatre ENS, dans le cadre de l'harmonisation des diplômes européens, sont passées au LMD. Leurs études abritent différents domaines et proposent des parcours types.
L'ENS d'Ulm
La plus ancienne et la plus prestigieuse. Deux sections organisées en départements :
  • section littéraire : géographie ; études cognitives ; histoire ; littérature et langages ; philosophie ; sciences de l'Antiquité ; sciences sociales.
  • section scientifique : biologie; chimie, informatique ; littératures et langages ; mathématiques et applications ; physique ; Terre-atmosphère-océan.
L'ENS Lettres et Sciences humaines de Lyon
Consacrée exclusivement aux « humanités », l'école comprend quatre départements :
  • sciences humaines : philosophie, sciences du langage, information-communication, sciences cognitives, histoire des sciences ;
  • lettres et arts : lettres classiques, lettres modernes, arts ;
  • langues : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, hébreu, italien, portugais, russe, syriaque, langues slaves ;
  • sciences sociales : histoire, géographie, sociologie, économie, sciences politiques.
L'ENS de Lyon
Elle est réservée aux scientifiques. Trois filières sont proposées : mathématiques et informatique ; sciences de la matière (physique, chimie) ; sciences de la vie et de la Terre (biologie, sciences de la Terre). Il existe aussi un département de langues qui enseigne l'anglais, obligatoire, et d'autres langues en cours facultatifs (allemand, arabe, espagnol, italien, japonais, suédois…).
L'ENS Cachan
Elle se compose de 16 départements d'enseignement répartis en 3 filières :
  • sciences fondamentales : mathématiques, informatique, informatique et télécommunications, physique, chimie, biochimie et génie biologique ;
  • sciences pour l'ingénieur : électronique-électrotechnique-automatique, génie civil, génie mécanique, mécatronique ;
  • sciences humaines : économie et gestion, sciences sociales ; design ; langues étrangères (anglais) ; éco-droit-gestion ; EPS.

Les écoles de commerce

Il existe une centaine d'écoles de commerce et de gestion. Il y a les grandes et les moins grandes, celles qui recrutent sur classes prépas ou avec le bac, celles gérées par une chambre de commerce et d'industrie et les privées… Toutes recrutent la grande majorité de leurs étudiants sur concours.
Accès
On entre à différents niveaux : bac, bac + 1,  + 2,  + 3 ou + 4… et, dans la très grande majorité des cas, sur concours. Il est possible de s'inscrire aux concours d'autant d'écoles qu'on le souhaite. De plus en plus d'écoles se regroupent pour recruter leurs élèves parle biais d'un seul et même concours. Cette formule de banques d'épreuves communes allège le système de recrutement.
Après le bac
Une quarantaine d'écoles recrutent, sur concours, les titulaires du bac S, ES, L et, dans une moindre mesure, STT. La scolarité dure 4 ou 5 ans. Certains concours d'entrée regroupent plusieurs établissements. Deux exemples : SESAME est le concours d'entrée à sept écoles (Cese Med, CESEM Reims, EBP International, EPSCI, ESCE, IFI et SupEurope CESEC) ; le concours ACCES est commun à trois écoles (ESSCA,ESDES et IESEG).
Après une classe prépa
Les écoles qui recrutent après une prépa comptent parmi les plus réputées : HEC, ESSEC, l'ESCP-EAP, EM Lyon, EDHEC… Elles ont toutes un diplôme visé par le ministère de l'Éducation nationale. La formule des banques d'épreuves permet de regrouper plusieurs écoles autour de concours d'entrée communs.
  • Deux grandes banques se partagent le terrain : la banque commune d'épreuves (BCE) et la banque ECRICOME qui regroupe six ESC.
  • Par ailleurs, certaines écoles organisent leurs propres concours.
À noter : après deux ans de prépas lettres, vous pouvez vous présenter au concours d'entrée en école de commerce, option lettres et sciences humaines
Les admissions parallèles
Un tiers des étudiants en grande école de commerce environ ne sont pas passés par une prépa. En effet, la quasi-totalité des écoles de commerce proposent une entrée à des titulaires de diplômes de niveau bac + 2, bac + 3 ou + 4. Certaines le font dans le cadre d'un concours commun D'autres organisent leur concours propre. Presque toutes les écoles ont aménagé un accès à bac + 2. L'admission au niveau bac + 3 ou bac + 4 concerne des étudiants de tous horizons souhaitant acquérir une double formation.
Scolarité
Si la plupart des écoles sont généralistes, elles misent néanmoins sur leurs spécialisations de dernière année : audit, finance, marketing, communication, ressources humaines, management comptable et financier… Les entreprises participent à l'organisation et au contenu des enseignements. Vous ferez des stages en entreprise qui sont pour la plupart obligatoires. Séjours à l'étranger pendant le cursus, développement des partenariats entre les établissements de différents pays avec la possibilité d'obtenir un double diplôme… les écoles de commerce jouent de plus en plus la carte de l'international.
À noter : ces écoles sont toujours payantes.
Et après
Les diplômés en management s'insèrent très bien sur le marché du travail. La notoriété de l'école est un plus. Seront également pris en compte le parcours suivi, les stages, les séjours à l'étranger, les activités au sein d'une association…
Info +
Visa, labels et accréditations
Toutes les grandes écoles de commerce et de gestion sont reconnues par l'État, et peuvent en plus bénéficier d'autres reconnaissances officielles :
  • le « visa » délivré par le ministère de l'Éducation nationale, certifiant la qualité des enseignements. La plupart des grandes écoles de commerce ont obtenu ce visa ;
  • l'inscription au Chapitre des grandes écoles délivrée parla Conférence des grandes écoles (29 écoles de commerce sont membres de la CGE) ;
  • dans le cadre du LMD, le ministère a habilité, à ce jour, 36 écoles à délivrer le grade de master ;
  • quelques écoles ont obtenu des accréditations étrangères qui certifient l'orientation internationale des cursus.
À consulter au CIO ou dans votre CDI
Les métiers de la banque finance
Les métiers de la banque finance
Les métiers de la gestion et des ressources humaines
Les métiers de la gestion et des ressources humaines
Les métiers du marketing et de la vente
Les métiers du marketing et de la vente
Les écoles de commerce
Les écoles de commerce



Les écoles d'ingénieurs

Il existe près de 250 écoles d'ingénieurs. Le prestige de l'établissement reste un critère de choix important. Mais la spécialité (agronomie, chimie, physique, biologie, mécanique, informatique, électronique…) que propose l'école mérite tout autant d'attention.
Accès
Les écoles d'ingénieurs proposent des entrées à tous les niveaux  : de bac à bac + 4 et plus, après une prépa, une licence… Des accès principalement sur concours qui peuvent prendre des formes diverses : sur titres et sur dossier, sur épreuves… Il peut s'agir d'un concours propre à une seule école ou commun à plusieurs écoles. Dans le cadre du LMD, le diplôme d'ingénieur confère automatiquement le grade de master.
Après le bac
Un bon tiers des écoles d'ingénieurs sont accessibles après le bac  : les INSA, les ENI, les écoles de la FESIC, des écoles de chimie, les écoles d'ingénieurs en partenariat… 20 % de l'ensemble des étudiants sont recrutés directement après le bac. Certaines de ces écoles ont des cycles préparatoires intégrés. À l'issue, il est possible de rester dans l'école d'origine ou de présenter les concours d'autres écoles d'ingénieurs.
Les écoles «classiques» marquent une réelle préférence pour les bacs S. Les bacheliers STI sont surtout acceptés dans des écoles à forte vocation technologique et dans les écoles d'ingénieurs qui proposent des études en alternance.
Après une classe prépa
Les classes prépas sont la voie principale pour entrer en école d'ingénieurs (46 % des admis). Les étudiants y accomplissent alors trois ans d'études. Il existe plusieurs types de prépas, qui accueillent principalement les bacheliers S, ainsi que quelques STL et STI.
Après un bac + 2, + 3, + 4
Les admissions parallèles après un diplôme universitaire permettent d'éviter de passer par une classe prépa. Ce mode de recrutement est très répandu et très sélectif.
Ainsi, 20 % des admis en écoles d'ingénieurs sont titulaires d'un bac + 2 (BTS, DUT…). La spécialité du diplôme doit, bien sûr, être compatible avec les options de l'école. Une année de préparation ATS (année préparatoire spéciale pour technicien supérieur) peut assurer de meilleures chances de réussite aux concours communs d'admission.
Les étudiants en L2 (2e année de licence validée), et les titulaires d'une licence, accèdent aussi par concours aux écoles d'ingénieurs.
La majorité des écoles accepte en 2e année du cycle ingénieur les titulaires d'une 1re année de master validée. Cela représente environ 5,5 % des admissions.
Scolarité
Dans les écoles post-bac, les étudiants suivent tous cinq ans d'études. La scolarité est en général organisée en cycle préparatoire (2 ans), puis en cycle ingénieur (3 ans). Le passage d'un cycle à un autre se fait soit sous contrôle continu, soit sur concours.
Dans les écoles post-prépas, les étudiants suivent trois ans d'études. La spécialisation intervient généralement en dernière année.
Dans les formations d'ingénieur en partenariat (FIP) et certaines écoles à vocation technologique, les étudiants sont formés « en alternance » soit sous statut étudiant, soit en apprentissage. Dans ce dernier cas, ils sont à la fois élèves et apprentis sous contrat de travail dans une entreprise. Ces écoles s'adressent plus particulièrement à des bacheliers technologiques et à des titulaires de BTS et de DUT (sept entrants sur dix). Ces études en alternance forment des ingénieurs de « terrain » au profil plus technologique.
Stages, partenariats, contrats de recherche, junior entreprises… les ponts entre les écoles d'ingénieurs et le monde de l'entreprise se multiplient. Elles ont toutes développé également leur vocation internationale.
Signalons enfin qu'il peut être possible de préparer un master, en partenariat avec les universités.
Et après
Les ingénieurs ne connaissent guère de problèmes d'insertion dans la vie active. Certains préfèrent poursuivre leurs études afin de se spécialiser.
À consulter au CIO ou dans votre CDI
Le guide des écoles d'ingénieurs
Le guide des écoles d'ingénieurs



Les IEP et autres grandes écoles

Les écoles d'ingénieurs, de commerce et les ENS ne sont pas les seules grandes écoles. Il y en a bien d'autres, très convoitées, et dans tous les domaines : les IEP (instituts d'études politiques), mais aussi les écoles de journalisme, de l'armée, de la magistrature, des bibliothèques, les écoles d'art…
Les IEP
On parle plus volontiers de « Sciences Po » que d'« Institut d'études politiques ». Le plus réputé est celui de Paris. Les huit autres sont rattachés à des universités : Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.
Accès
Tous les IEP recrutent en 1re année dans la foulée du bac. Les examens d'entrée se déroulent entre fin août et début septembre. Avec une mention « très bien » au bac, vous pouvez être sélectionné directement sur titre.
La sélection est sévère. Entre 10 % et 20 % environ d'admis en 1re année selon les IEP (moins de 10 % à Paris). Alors prépa ou pas prépa ? Les formules de préparation à l'examen sont très diverses : stage intensif l'été après le bac, préparation par correspondance, en ligne, un an de classe prépa privée aprèsle bac, option «Sciences Po» existant dans plusieurs prépas littéraires, classe prépa commerciale…
Tous les IEP proposent également des admissions parallèles, en 2e année du 1er cycle, avec un bac + 1, + 2 ou + 3 selon les IEP, ou directement en 1re année de master, avec un bac + 3. La sélection a lieu sur dossier, épreuves écrites et entretien. Ne négligez pas les langues étrangères. Les étudiants en droit, en lettres et en histoire sont les plus représentés.
Scolarité
La vocation des IEP n'est pas de former à un métier particulier, mais plutôt de développer d'excellentes méthodes de travail, une vaste culture et une large ouverture internationale.
Et après
Plus de 80 % des diplômés de Sciences Po poursuivent leurs études en master, en école de journalisme ou de commerce…
Info +
Ouverture à l'IEP Paris
  • La politique de recrutement de l'école a pour objectif affiché la diversification des profils : l'accueil des étudiants étrangers (29 % des effectifs), des étudiants des régions (plus de la moitié des étudiants), sans oublier les lycéens de ZEP (zone d'éducation prioritaire) sélectionnés sur dossier. Une école de journalisme a également été créée au sein de l'institution.
  • Sciences Po Paris poursuit son ouverture à l'international, à travers la création de cycles biculturels en région : franco-allemand à Nancy, est-européen à Dijon et ibéro-américain à Poitiers.
L'École des chartes
On y accède sur concours après une classe prépa spéciale ou après des études universitaires. L'École forme des archivistes-paléographes. Les études durent trois ans. La majorité des diplômés passent alors les concours de conservateur spécialité « archives » de l'Institut national du patrimoine, ou conservateur des bibliothèques de l'ENSSIB pour lesquels des places leur sont réservées. D'autres s'orientent vers l'enseignement et la recherche, car ils peuvent se présenter à l'agrégation ou aux concours du CNRS.
L'ESM Saint-Cyr
L'accès à cette école se fait par plusieurs concours distincts (à plusieurs niveaux) et un recrutement sur titre. Elle forme aux carrières d'officiers. Les élèves reçoivent une formation militaire et une formation académique pendant trois ans.
Les autres écoles
Il existe de nombreuses grandes écoles très sélectives dans lesquelles on entre le plus souvent sur concours. Citons ici :
  • l'École nationale de la magistrature (Droit) ;
  • l'École nationale des bibliothèques (Documentation-bibliothèques) ;
  • les grandes écoles d'art : ENSAD, ENSBA, ENSMIS… (Arts plastiques, arts appliqués)…
À consulter au CIO ou dans votre CDI
Sciences Po, les débouchés
Sciences Po, les débouchés
Les métiers de la défense
Les métiers de la défense
Les métiers du droit
Les métiers du droit
Les métiers du graphisme et design
Les métiers du graphisme et design



------------------------------------------------------------
copyright © 2006-2018, rue des écoles