Bac sans stress ? Une équation réalisable

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Introduction

Voici la dernière ligne droite avant les examens en tout genre ! Pour tous les candidats, il est temps d'organiser efficacement ses révisions, de se motiver, mais aussi de prendre soin de soi. Professeurs et élèves nous livrent leurs astuces pour se préparer en toute sérénité… dans la mesure du possible !
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Premier ou bon dernier ? On s'en fiche

Un conseil revient systématiquement parmi l'ensemble des personnes interrogées : « Il est important d'être réaliste ». Thierry, 37 ans, professeur de mathématiques à Pontoise, n'y va pas par quatre chemins : « Les élèves doivent avoir une attente réaliste de leurs révisions ». Pour ce professeur rompu aux épreuves du baccalauréat, les résultats se font en fonction du travail et de l'assiduité durant l'année entière, pas seulement des derniers mois. « Un élève dont l'attention a été insuffisante, ne doit pas s'attendre à des miracles », assure Thierry.
Mais rien n'est joué d'avance. « Tous les ans nous avons toute sorte de surprises, constate Jean-Claude, principal dans le Loiret. Il est tout à fait possible de rattraper – aussi vite que possible – ce qui n'a pas été acquis en cours… en comptant toutefois sur un peu de chance au moment des épreuves ! Pour ceux qui ont fourni des efforts réguliers, cette dernière ligne droite n'est qu'une consolidation des connaissances. De toute façon, cancre ou premier de la classe, pour l'heure, il est temps de se façonner un plan de bataille. »

Définir un plan de bataille

Pour cela, allons faire un tour du côté des premiers de la classe. Lucie a obtenu son bac ES, l'an dernier, avec mention « Très Bien ». Pour cette jeune fille, il est capital de commencer ses révisions par un état des lieux, et définir ce qui est important. « Avant de se lancer dans un travail stressant et laborieux, il me semble essentiel d'abord, d'analyser la situation. Il faut définir ses priorités et ensuite les hiérarchiser. Quelques mois avant les épreuves, je me posais souvent la question : Combien de temps me reste-t-il ? Et ce temps est-il suffisant pour bûcher toutes les matières en profondeur ? »
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Se poser des questions, un genre d'exercice « tout bête » que Thierry préconise au fil des ans. « Au cours des mois qui précédent les examens, je recadre souvent mes classes. Par exemple, mes élèves me disent qu'ils ont fini de réviser tel chapitre. Pour moi, ce n'est pas la bonne méthode. Je leur conseille plutôt de penser en terme d'exercices faits, de définitions connues et apprises. Ainsi, je les aide à établir une sorte de cap ce qui les rassure énormément. » Même conclusion pour Jean-Claude, qui a enseigné l'histoire et la géographie pendant 25 ans. « Un candidat qui connaît 100 % des définitions d'un chapitre, et parvient à réaliser 100 % des exercices simples et 80 % des exercices difficiles, part avec toutes les chances de son côté ». D'accord pour les objectifs, mais encore faut-il vouloir les atteindre.

Planifiez vos révisions

Beaucoup d'élèves pêchent par manque de motivation. Dans de nombreux cas, s'attaquer à cette montagne de travail qu'est la préparation aux épreuves, semble abrupte. Là encore, Lucie propose quelques petits trucs, pour aborder avec confiance cette ascension. « Pour combattre ma fainéantise, je note mes avancées sur un tableau, que je m'efforce de remplir chaque jour. Par exemple : je suis capable de faire une dissertation sans m'aider de documents ou de cours. Je sais faire un exposé oral de 15 minutes sur tel auteur. J'ai réussi tous les exercices proposés par une annale, sans faire d'erreur… » Pour la jeune fille, la progression quotidienne permet de se mettre la pression qu'il faut pour continuer à avancer.
Thierry abonde. Selon le professeur, objectifs et motivations sont intimement liés. « Travailler par élimination, fait gagner beaucoup de temps. Cela permet de savoir concrètement où l'on en est. Plus besoin de revenir en arrière ». Jean-Claude conseille à ses collégiens de préparer des fiches de révision. « Ce procédé permet d'être rapide, synthétique et apporte une plus grande sérénité ». Préparer ses examens avec motivation et quiétude, très bien, mais ce n'est pas encore suffisant.

Les bons réflexes pour concilier le corps et l'esprit

Lors de cette période de bachotage, on s'alimente de connaissances, on compose son menu de révisions. Le plat du jour ? « Philo mignon ou taux de maths farcies ! » Au cours de ces préparatifs, certains ont le mauvais réflexe d'écourter les repas, voire de les sauter. Attention, une mauvaise alimentation peut conduire à la panne intellectuelle. Celle-ci se manifeste souvent sous forme de fatigue, de stress ou de trou de mémoire. D'où la nécessité de varier sa nourriture. « Il est nécessaire de bien manger, un peu de tout, recommande Thierry. Notre cerveau a besoin d'une quarantaine de substances, pour fonctionner correctement et tourner à plein régime ».
Inutile également de se lancer à corps perdu dans un travail sans fin. « Pour obtenir un bon rendement tout au long de la journée, quelques minutes de pause par heure de travail m'apportent une attention plus soutenue » observe Lucie. Les périodes où la concentration reste efficace varient en fonction de la matière et de sa complexité. Il va sans dire que l'attention et les facultés de mémorisation sont grandement facilitées après une bonne nuit de sommeil.
Jean-Claude rappelle régulièrement à ses élèves depuis plus de 25 ans que « ce n'est pas le temps passé à apprendre qui compte finalement, mais plutôt l'efficacité avec laquelle on apprend ». Gageons qu'avec cet adage, chaque candidat qui aura parcouru ces lignes jusqu'au bout, rencontrera le succès. Et c'est tout le mal qu'on vous souhaite !
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Dossier réalisé par la MAIF, mai 2011.
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