Coloc' mode d'emploi

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Introduction

« Une bonne solution pour avoir un logement moins cher et plus confortable », « Un excellent moyen pour se faire des amis ou de nouvelles connaissances », « Un mode de vie original et attirant » …
De la colocation, où l'on ne fait que diviser les frais, à celle, plus avancée, où le colocataire est un ami proche que l'on voit aussi en dehors de l'appartement, il existe autant de façons de cohabiter que de manières de vivre. Étudiants, jeunes, actifs, communautaires… face à la pénurie de logement, les déclinaisons ne manquent pas. Pour mieux comprendre ce phénomène, des « coloc' » racontent bons plans, anecdotes, mises en garde, etc.
© DARRI / MAIF

Facture, ménage, courses et… chambres à part !

Il n'est pas rare aujourd'hui de connaître une personne dans son entourage ayant une expérience de la colocation. Bien entendu, les nécessités économiques expliquent l'essor de cette pratique. Mais ce mode de vie attire aussi une proportion toujours plus importante de personnes, car « elle est un véritable vecteur d'échanges et de rencontres » nous explique Céline, 31 ans. Cette jeune femme a quitté sa belle région du Nord pour travailler à Paris. Elle vit avec Laurent qui répond, amusé, lorsqu'on l'interroge sur une éventuelle ambiguïté homme-femme : « du couple, nous n'avons que les contraintes : facture, ménage, courses et chambres à part ! »
Ensemble, ils partagent un appartement de 60 m2 pour moins de 500 euros par personne : une manière très pratique d'habiter dans un environnement confortable. « Si nous vivions chacun de notre côté, nous serions logés pour le même prix, dans un petit studio de 15 m2, au septième étage, sans ascenseur ! » déclare Laurent, caustique. Tous deux sont très heureux de cette solution. Mais, qu'elle est la clef de cet équilibre parfait ?

Les commandements sacrés du savoir-vivre à plusieurs

Toutes les situations ne sont pas idylliques comme celles précédemment citées. Ainsi, Rémi, ancien étudiant des Beaux-Arts, a partagé un trois pièces dans un quartier très calme de Nantes avec deux autres personnes. « Ça s'est tout de suite très mal passé. Nous n'avions aucune relation, mes camarades restaient prostrés dans leurs chambres. Très vite, je ne voulais même plus rentrer chez moi » raconte-t-il. Céline et Laurent ont également vécu des situations cauchemardesques. « Depuis, nous appliquons les commandements de la colocation, et tout se passe à merveille » s'exclament-ils.
© FOTOLIA
Ces règles sont pleines de bon sens. Penser à nettoyer la vaisselle et la salle de bains après chaque utilisation, respecter la date de paiement des factures communes (gaz, électricité, loyer). En cas de désaccord pour la répartition des chambres, effectuer un tirage au sort afin d'éviter tout conflit inutile et pénible à vivre. Si possible, éviter de prêter ses objets personnels comme ordinateur, appareil photo, etc., cela pourrait être nuisible en cas de dommage. Se mettre d'accord sur l'entrée d'un nouveau colocataire : le choix doit être collectif. Organiser un pot commun pour l'achat des produits de base comme produit à vaisselle, sel, poivre, sucre… Penser à prévenir avant d'inviter ses amis. Il faudra partager les factures, faire les courses à tour de rôle, préparer les repas chacun son tour, faire un planning pour la gestion des besoins quotidiens.
Malheureusement, ces mesures de savoir-vivre ne sont pas suffisantes, et il existe d'autres règles précieuses à avoir en tête.

Les règles à connaître

Forte de son expertise, l'équipe du site actionlogement.fr rappelle les règles de base à connaître pour passer de bons moments de cohabitation. La première concerne le bail. Lorsque chacun des habitants le signe, il devient, aux yeux de la loi, locataire du logement en question. Il est donc très important que tous les noms figurent sur ce document. Dans le cas contraire, il devient alors impossible de s'assurer, de prétendre aux différentes aides financières et, surtout, chacun devient dépendant du bon vouloir du bailleur principal.
Autre point capital : la clause de solidarité. Elle est souvent exigée sur le bail par le propriétaire afin qu'il se prémunisse contre les impayés. Dans ce cas, si l'un des colocataires cesse de payer sa part du loyer, les autres sont tenus de la régler à sa place jusqu'au terme du bail.
Point prépondérant également : la caution, que chaque propriétaire est en droit de réclamer. Il est important de noter que s'il s'agit d'une caution solidaire, en cas de non-paiement de l'un des colocataires, ce sera au signataire de celle-ci de payer la somme due. Et ce, même si cet impayé est lié à un autre habitant que celui pour lequel il s'était porté garant, et même après son départ.
Enfin, l'assurance habitation est obligatoire pour tout locataire. La MAIF avec son contrat habitation Raqvam peut garantir tout ou partie de la colocation. Si l'ensemble est assuré, tous les résidents bénéficient d'une couverture de leur responsabilité civile locative. Si la couverture ne porte que sur une partie de la colocation, chaque résident doit souscrire une assurance en son nom propre.
Une fois ces précieuses normes assimilées, il ne reste plus qu'à profiter des bons plans qu'offre la colocation.

Les bons plans

Les personnes interrogées sont unanimes. Les astuces pour se trouver un coloc' ne manquent pas. Parmi les initiatives les plus citées, « les jeudis de la colocation ». Le principe consiste à provoquer une rencontre entre « chercheurs » et « offrants » l'espace de quelques heures, dans un bar. Malheureusement, cette initiative n'existe que pour les parisiens, et elle est payante.
La MAIF propose le site Jeune et logement. Il contient toutes les offres d'hébergement proposées par les sociétaires propriétaires : location, colocation, chambre chez l'habitant… ou toute autre solution ponctuelle. Figurent aussi de nombreux conseils pratiques et juridiques.

Adresses et liens utiles

Dossier réalisé par la MAIF, juin 2010.
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