La révolution néolithique, les premières écritures

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Vers 3 300 av. J.-C., les habitants de la région de Sumer, dans le sud de la Mésopotamie (l'Irak actuel), inventent l'écriture. Quels sont ses principes ? Quelles sont les différentes écritures mises au point par la suite ?
1. L'invention de l'écriture
a) Une époque favorable
Au IVe millénaire av. J.-C., dans la région de Sumer, la croissance démographique oblige les hommes à améliorer les techniques agricoles et industrielles afin de produire davantage. L'économie des villes sumériennes se complexifie et le commerce se développe : les Sumériens ont besoin de noter par écrit les quantités de produits échangés.
b) Le rôle d'Uruk
Pour enregistrer les chiffres, les Sumériens se servent d'abord de calculi : petites boules ou cônes représentant une unité de compte et rangés dans une enveloppe en terre cuite. Puis on note directement les chiffres sur l'enveloppe à l'aide d'encoches. En perfectionnant ce système, Uruk, la plus grande ville de Mésopotamie, invente l'écriture. Les scribes d'Uruk complètent d'abord les chiffres par des signes qui identifient les produits échangés. Ces dessins sont des pictogrammes.
c) L'écriture cunéiforme
On passe ensuite de ce simple pictogramme à l'idéogramme, qui traduit un mot ou une idée. Certains idéogrammes, utilisés pour noter le son du mot qu'ils représentent, deviennent des phonogrammes. Enfin sont créés les déterminatifs, des signes qui indiquent à quelle catégorie de chose les mots appartiennent. Les scribes mésopotamiens écrivent sur des tablettes d'argile. Avec les calames (roseaux à pointe taillée), ils tracent des lignes droites et des points. Ces signes en forme de clous donnent son nom à l'écriture cunéiforme.
2. Les écritures des anciens Égyptiens
a) Les hiéroglyphes
Vers 3 100 av. J.-C., les Égyptiens mettent au point leur propre système d'écriture : les hiéroglyphes, des dessins stylisés. L'écriture égyptienne se compose aussi d'idéogrammes, de phonogrammes et de déterminatifs. Les hiéroglyphes sont réservés aux monuments, temples, tombes, stèles, etc. Ils constituent l'écriture sacrée jusqu'à la fin de la civilisation pharaonique.
b) Le déchiffrement des hiéroglyphes
Au début du xixe siècle, on ne comprend plus les hiéroglyphes depuis la fin du ive siècle. Mais pendant l'expédition d'Égypte de Napoléon, les soldats français mettent au jour la pierre de Rosette qui porte un décret en hiéroglyphes, en grec et en démotique. Jean-François Champollion commence à étudier ce texte en 1808. Quatorze ans plus tard, il a déchiffré le système hiéroglyphique.
3. L'invention de l'alphabet
a) L'alphabet cunéiforme
Dans la seconde moitié du IIe millénaire av. J.-C. apparaît à Ougarit, en Syrie, un alphabet cunéiforme qui compte trente lettres. On pense que cet alphabet a pu être précédé par les signes alphabétiques proto-sinaïtiques qui demeurent indéchiffrés.
b) L'alphabet phénicien
Mille ans avant J.-C., la Phénicie (le Liban actuel) met au point un alphabet qui est l'ancêtre du nôtre. Les lettres de l'alphabet phénicien sont tracées sur une surface plate et rigide. Ce changement de support (l'argile pour le cunéiforme) expliquerait le passage d'un alphabet à l'autre. Les Phéniciens diffusent leur alphabet tout autour de la Méditerranée. Les Grecs l'adoptent au ixe siècle av. J.-C. et le modifient. Cet alphabet nous est ensuite parvenu, via les Étrusques puis les Romains, avec certaines altérations.
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