Les mutations des activités tertiaires

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Le secteur tertiaire joue aujourd'hui un rôle prédominant dans l'économie française. Quelles activités recouvre-t-il ? Quel est son poids dans l'économie ? En quoi influence-t-il l'organisation du territoire ?
1. L'essor du tertiaire
• La définition la plus courante donnée à ce secteur est négative : tout ce qui n'est ni secteur primaire (agriculture), ni secteur secondaire (industrie). Autrement dit, le tertiaire regroupe les activités de commerce (échange de marchandises), de transports et de services (échange de biens non matériels, comme le savoir).
• Le poids du tertiaire dans l'économie s'est considérablement accru. Il représente 71 % du PNB et regroupe 80,97 % des actifs (en 2007). En 25 ans, il a créé plus de 5 millions d'emplois. Le phénomène s'est ralenti, mais c'est le seul secteur en croissance (+ 2 % par an dans la période 2001-2003), alors que les deux autres en perdent.
• Le développement des activités tertiaires s'explique par plusieurs facteurs :
  • l'urbanisation favorise les services (proximité) ;
  • les entreprises consomment également de plus en plus de services (recherche, conseil, communication) ;
  • la généralisation du travail féminin a entraîné l'apparition de nouvelles activités (garde d'enfants, ménage, restauration) ;
  • la hausse du niveau de vie et l'accroissement du temps libre ont créé de nouveaux besoins ; la réduction du temps de travail (35 heures en 1999), en particulier, augmente la consommation de services de loisir ;
  • le vieillissement de la population favorise, enfin, deux types de demandes : les jeunes retraités voyagent beaucoup et se cultivent, ils consomment des services de loisir ; les plus âgés nécessitent des services de santé (aide à domicile aux personnes dépendantes, maisons de retraite).
2. Les villes et les activités tertiaires
a) Sur le territoire français
Dans les villes, l'essor des services a été considérable : ils sont présents partout mais particulièrement nombreux et variés dans les grandes agglomérations. Les services « supérieurs » (faisant appel à une main-d'œuvre très qualifiée) doivent attirer une clientèle abondante pour être rentables et s'installent souvent dans les villes les plus influentes. Certains services rares ne sont localisés que dans la capitale. Dans les petites villes, en revanche, le manque de rentabilité conduit à la fermeture de nombreux services (maternités, classes dans les collèges, trésoreries cantonales, etc.). Les services dépendent donc étroitement de la hiérarchie urbaine. Les élus des zones les plus menacées s'inquiètent du risque d'une France à deux vitesses.
Dans les zones rurales dépeuplées, les services (commerces, écoles, poste) ont tendance à disparaître ou à se réorganiser autour d'un point de desserte unique. L'installation de retraités dans les campagnes freine parfois ce processus. En revanche, les régions où se développent le tourisme et les activités tertiaires attenantes connaissent un renouveau.
b) Dans l'espace urbain
• Le centre-ville accueille généralement l'administration, les sièges sociaux, la direction des banques, les services aux entreprises. Il concentre aussi les boutiques et commerces (rues piétonnes).
• À la périphérie (voire en banlieue) s'installent les activités qui ont besoin de place comme les centres commerciaux, les aéroports, les centres hospitaliers et les universités. Les services tournés vers les entreprises s'implantent également dans cet espace pour se rapprocher des zones industrielles.
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