Culture générale (Auvergne 2007)

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Énoncé

Consignes
• Cette épreuve a pour objet d'évaluer vos capacités d'analyse et de jugement par rapport aux grandes questions sanitaires et sociales.
• Elle comporte 5 questions que vous devez traiter en 2 heures.
• Le total est noté sur 20 points.
• Chaque question est notée sur 3 points.
• 5 points sont réservés à l'orthographe, à la syntaxe et au respect des consignes pour l'ensemble de l'épreuve.
Texte 1
Secourisme : apprendre pour sauver des vies
« Lorsqu'on regarde les chiffres, la France semble en retard par rapport à la plupart de ses voisins européens en matière d'enseignement des bases de secourisme. Pour atteindre les 20 % de la population formés aux gestes d'urgence préconisés par les spécialistes, il reste du chemin. Mais heureusement aujourd'hui, les choses sont en train d'évoluer dans le bon sens. Les Français ont une approche assez paradoxale des premiers secours. En 2000, dans une études réalisée par la SOFRES pour le compte de la Croix Rouge, 93 % d'entre eux déclaraient être conscients de l'importance de la formation aux gestes de premiers secours mais en 2006, ils ne sont à peine que 10 % à avoir suivi une des formations proposées par les nombreuses associations qui en dispensent. Une situation qui découle tant d'un état d'esprit que du manque de volonté des pouvoirs publics à mettre en place une vraie politique de formation de la population. En France, jusqu'à l'intégration de la formation aux premiers secours au système scolaire (à partir de la rentrée de cette année) et aux JAPD (Journée d'appel de préparation à la défense) depuis 2004, passer à l'acte et suivre un stage de secourisme ne pouvait être que le résultat d'un choix individuel. »
Nicolas Géorgieff, Côté santé, octobre 2006

Question
Expliquez l'intérêt d'une formation aux premiers secours pour la population.
Texte 2
Le sida, une bombe à retardement
« « Certaines commerçantes qui savent que je suis malade refusent de me vendre leurs produits. » D'une voix lasse, Justine, trente trois ans, raconte la stigmatisation dont sont victimes les malades du sida en République démocratique du Congo (RDC). Depuis qu'elle a appris sa séropositivité, la plupart de ses proches refusent de partager un repas avec elle. Seul son frère a bien voulu la recueillir avec ses quatre enfants. Face à l'hostilité, elle évite le plus souvent d'évoquer sa maladie. « Cette maladie, c'est la honte », résument deux jeunes hommes venus se faire dépister dans le centre mis en place par Médecins du Monde (MDM) à Goma. Didier, qui pourtant fait de la sensibilisation sur le sida auprès des plus jeunes, explique que « quelqu'un qui est atteint par cette maladie est perçu comme un impudique, qui a eu une mauvaise vie »… Selon les chiffres d'ONUSIDA, un peu plus de 1,2 million de personnes sont infectées dans le pays, soit environ 4,5 % de la population. « Mais le taux d'infection est sansdoute supérieur aux chiffres », estime AdolpheGashingé, coordinateur du Programme national de lutte contre le sida (PNLS) au Nord Kivu. La guerre a multiplié les facteurs de transmission. »
Camille Bauer, L'Humanité, 4 octobre 2006

Question
En vous appuyant sur le texte et vos connaissances personnelles, décrivez les difficultés rencontrées par des personnes atteintes du sida.
Texte 3
Les « quinquas », ces exclus du travail
« L'âge est devenu un facteur de discrimination dans l'entreprise. Il faut se rendre à l'évidence. Puisqu'aujourd'hui, en France 63,2 % des 55-64 ans n'ont pas d'emploi. On estime à un million le nombre de « quinquas » exclus du monde du travail. Ces cadres de 50 ans et plus, bardés de diplômes, prêts à repartir vers de nouvelles aventures et que leur entreprise a remerciés de façon pas toujours élégante, se trouvent aujourd'hui comme les laissés-pour-compte du marché du travail. Chômage de longue durée, fin de droit… la pente est glissante et brutale ; alors qu'hier, ils étaient choyés par leur entreprise, ils se trouvent aujourd'hui rejetés par le système. Car en parallèle des drames individuels et de cet immense gâchis, il s'agit bien d'un problème de société. Le syndrome de la « quinquadence » ou de la « séniorisation » affecte tous les types de salariés. Le nombre de « papy-boomers » se trouve sur la table. Paradoxe puisqu'on prévoit un départ à la retraite massif des « papyboomers », mais on reste dans une « culture de stigmatisation de l'âge et de ségrégation par l'âge » : les ASSEDIC vantent les mesures à l'incitation à l'emploi des plus de 50 ans mais sans résultats ; en 2013, deux postes de cadres sur cinq sont à remplacer… Aux entreprises d'embrasser vraiment la question. »
Extrait du livre de A. Vincenot «Quinquas, les parias de Pomploi», La Tribune, juin 2006

Question
Quelles réflexiions évoquent pour vous ce texte ?
Texte 4
Le spectre du dopage rattrape Armstrong
« Un mois après sa septième et dernière victoire dans le Tour de France, Lance Armstrong est rattrapé par le spectre du dopage. (…) Survivant du cancer et sept fois vainqueur du Tour de France : après avoir réalisé l'un des plus grands « come-back » de l'histoire, l'authenticité de Lance Armstrong n'a cessé d'être remise en cause au fil de ses succès dans la Grande Boucle. Le Texan en était conscient. Son tort, pour lui, était d'avoir entamé son règne un an après l'affaire Festina. « Je ne suis pas arrivé dans la bonne période », répétait-il souvent. « J'ai été victime d'un contexte. » Mais Armstrong a eu beau se retrancher sous la bannière de « l'homme le plus contrôlé du peloton », la multiplication de petites « affaires », qui ont jalonné son septennat, a renforcé ce climat de suspicion. Comme son vrai-faux contrôle positif aux corticoïdes sur le Tour en 1999 et la révélation de son étroite collaboration avec le sulfureux Dr Ferrari, pour qui l'EPO n'est « pas plus dangereuse que le jus d'orange » (…). Aujourd'hui, Armstrong se retrouve dans l'œil du cyclone. Dans son édition de mardi, le quotidien L'Équipe affirme, en effet, que six échantillons d'urine de l'Américain, prélevés pendant le Tour de France 1999 et analysés en 2004 dans le cadre de tests scientifiques, ont révélé la présence d'érythropoïétine (EPO), à une l'époque où elle était indétectable. »
Gérard Gourmelon, Quest-France, 24 août 2005.

Question
Expliquez quels impacts peut avoir le dopage.
Texte 5
Internet et portable : comment « désintoxiquer » nos ados ?
« Les lois numériques ont pris une grande place dans l'univers des ados, Comment faire pour que le temps passé à « charter » ou à jouer n'empiète pas sur la vie de famille ? Ils ne fuguent plus, ne crient plus lorsqu'on les empêche de sortir retrouver leurs copains. Non, ils sont bien tranquilles dans leur chambre. On pourrait croire qu'ils travaillent, tant ils paraissent sages, assis derrière leur ordinateur. Ils sont pourtant bien loin de nous, malgré leur présence physique. Dans leur monde virtuel, ils ont plein d'amis et vivent des aventures. Camille le confirme : « À peine levée, j'allume mon PC, lance MSN, récupère mon courrier et effectue la tournée des blogs. Je ne peux plus nier l'évidence, je suis cyberdépendante ! » Huit foyers sur dix comprenant un ado disposent d'un ordinateur ou d'une console de jeux et 94 % des 15-17 ans utilisent un mobile. Pourtant, plus de 70 % des parents ignorent ce qu'ils font exactement sur le Web. Les courriels, vous connaissez. Mais apprenez que vos ados n'en envoient pas, ils « chattent » en direct et sur une messagerie instantanée. Le blog est un carnet intime ouvert à tous. Il suffit de quelques clics pour insérer ses photos, sa musique et ses commentaires. Les jeux en ligne, c'est un univers imaginaire; « C'est comme au cinéma mais on est dedans», décrivent les passionnés. Quant au téléphone portable, c'est le nouveau cordon ombilical ! Les parents y tiennent presque autant que les ados et leur en offrent un dès le plus jeune âge pour pouvoir les joindre à tout moment. »
Dassier familial, décembre 2006.

Question
Expliquez les inconvénients de l'usage abusif d'Internet et du téléphone portable par les adolescents.

Corrigé

Texte 1
Les accidents domestiques, de la route et du travail causent la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France. Beaucoup de victimes (d'étouffement, d'hémorragie, de troubles cardiaques ou vasculaires, etc.) auraient pu être sauvées si l'on avait pratiqué sur elles les gestes de premiers secours.
La formation aux premiers secours apprend à adopter les bons comportements et à pratiquer des gestes simples en vue de sauver des vies. On doit d'abord prendre soin de mettre en sécurité les victimes, le sauveteur et les passants pour éviter un éventuel sur-accident. Il est particulièrement important que la population soit bien formée pour ne pas aggraver la situation en adoptant des mesures qui relèvent plus d'idées reçues que de la logique : ne déplacer une victime que si sa vie est directement menacée, ne pas ôter son casque, ni laisser le moteur du véhicule tourner, ne pas faire vomir ou donner du lait à une personne intoxiquée, ne pas ouvrir la fenêtre pour sortir d'un bâtiment en flammes, etc.
L'appel aux services de secours sera d'autant plus efficace s'il est effectué rapidement, et si le sauveteur donne les bons renseignements dans le bon ordre, sans raccrocher avant d'y être invité. Là encore, un apprentissage adapté permet aux secours de gagner du temps, et de sauver des vies.
Précisons aussi que la formation aux premiers secours responsabilise le sauveteur potentiel en lui enseignant un protocole d'intervention précis, mais vise également à le déculpabiliser : avoir suivi un stage ne rend pas obligatoire l'intervention, si la personne concernée estime ne pas être capable d'agir pour le bien de la victime au moment de l'accident.
La rapidité de l'arrivée des secours sur les lieux d'un accident dépend beaucoup de facteurs aléatoires comme la disponibilité des équipes, la circulation, etc. Il est donc indispensable qu'une partie non négligeable de la population intervienne en amont. Les pouvoirs publics ont mis en place diverses actions en ce sens : une formation intégrée au système scolaire et aux JAPD (Journées d'Appel Pour la Défense), une mise à disposition dans des lieux publics de défibrillateurs automatiques (de manière expérimentale pour l'instant), etc. Il reste à inciter un maximum d'adultes à s'initier aux premiers secours, peut-être par le biais de formations organisées directement dans les entreprises.
Texte 2
Dès la découverte des premiers cas en 1981, le sida a été l'objet d'une discrimination : tout d'abord considéré comme « maladie des homosexuels  » , puis des clients de prostituées, enfin des personnes « aux mœurs débridées » . Les rumeurs les plus folles ont circulé sur son mode de transmission : par simple contact, par la piqûre d'un moustique, etc. Jamais une maladie transmissible « uniquement » par voie sexuelle et sanguine n'avait été autant diabolisée. Malgré de nombreuses campagnes d'information, le sida reste vu comme une maladie honteuse dont les victimes sont bien trop souvent mises au ban de la société.
Dès l'entrée à l'école, l'enfant séropositif suscite souvent une polémique de la part des parents des autres élèves : doit-il s'asseoir, prêter ses crayons, jouer avec les autres enfants ? De manière plus générale, les personnes séropositives ou malades du sida sont trop souvent rejetées par leurs proches, par leurs collègues de travail et leurs employeurs, parfois même par les personnels de santé.
Le sida renvoie à la sexualité, sujet qui reste tabou dans bien des foyers. Il oblige dans certains cas les malades à révéler leur préférence sexuelle à leurs proches, ce qui peut constituer une autre source de rejet. Dans les cultures où une femme ne peut prétendre à avoir une sexualité avant le mariage, la séropositivité est le témoin de la transgression de l'interdit.
Le sida fait peur car il se transmet également par le sang, ce qui peut complètement modifier les rapports du malade avec les membres de son foyer, ses collègues de travail.
Être atteint du sida, c'est aussi devoir suivre un traitement contraignant à vie, et subir ses effets secondaires. Beaucoup de progrès ont été faits en une vingtaine d'année à ce sujet, mais les traitements antiviraux combinés (tri, quadrithérapie) restent une source de fatigue, et engendrent une toxicité sur certains organes qui affaiblit l'état général du patient. Ces troubles peuvent être un frein supplémentaire à son embauche ou à son maintien dans son poste de travail.
Connu et étudié depuis un quart de siècle, le sida est une pathologie dont l'origine et les modes de transmission sont parfaitement connus. Néanmoins, les peurs ancestrales, les tabous face à la sexualité, les verrous culturels, le manque d'information dans certains foyers provoquent encore de nos jours une marginalisation des malades. À l'inverse, une baisse régulière de l'utilisation des préservatifs montre que dans certaines couches de la population, cette maladie commence à se banaliser, car ses traitements sont de plus en plus efficaces : le virus du sida ne fait plus aussi peur qu'avant. Un paradoxe qui ne doit pas faire oublier qu'à ce jour, le sida reste une maladie mortelle : en 2007, il a tué plus de deux millions de personnes dans le monde.
Texte 3
De plus en plus de quinquagénaires se retrouvent sans emploi, et sans grand espoir d'en retrouver avant d'être mis d'office à la retraite. Cette situation dévalorisante et démoralisante va à l'encontre de toute logique, mais les stratégies des entreprises restent axées sur des plans à court terme.
Il y a deux raisons principales pour lesquelles les quinquagénaires ne sont plus prisés par les entreprises : de par leur ancienneté et donc leur expérience, ils peuvent prétendre, à juste titre, à des salaires plus élevés que les débutants ; ils sont moins résistants aux cadences de plus en plus infernales et à la pression imposées aux plus jeunes, et tomberont (statistiquement) plus souvent malades. Les « quinquas » sont donc exclus des entreprises pour des raisons d'ordre purement financier, au nom de la rentabilité maximum à court terme qui prévaut dans le monde du travail.
Quelle erreur, de gaspiller ce savoir-faire, cette compétence, et de devoir tout recommencer à zéro avec les plus jeunes ! Alors qu'il serait imaginable, à partir d'un certain âge, de proposer aux salariés expérimentés de quitter, au moins partiellement, leur poste de travail pour exercer des fonctions de chef d'équipe, de formateur voire de tuteur. Les avantages ? D'une part, donner plus rapidement une expérience aux jeunes salariés, et  d'autre part diminuer la fatigue des plus anciens, et donc le coût pour l'entreprise en journées d'arrêt de travail.
Tant que l'aspect financier et les objectifs de rentabilité à court terme domineront dans les stratégies des entreprises, les quinquagénaires resteront considérés comme des employés moins intéressants que les jeunes. Les pays industrialisés pourraient payer très cher ce gaspillage de compétences : à l'ère de la mondialisation, ils doivent faire valoir la qualité de leur production pour rester attractifs, face aux pays qui confectionnent en grande quantité et à moindre coût des produits grand public, souvent au détriment de la qualité.
Texte 4
Le dopage regroupe l'ensemble des pratiques destinées à améliorer artificiellement les performances d'un sportif. Pratiqué depuis la nuit des temps, le dopage est strictement interdit et de plus en plus lourdement sanctionné : il est moralement indéfendable et présente un risque sérieux pour la santé physique et psychologique du sportif. D'autre part, il donne une image déplorable du sport, essentiel à la santé et au bien-être de chacun.
Le dopage réduit l'égalité des chances, qui est pourtant le principe de base du sport. C'est un véritable business toléré par certaines fédérations (qui refusent encore d'admettre son existence et de généraliser les contrôles), clubs et équipes. La rentabilité financière d'un sportif de haut niveau est telle dans certaines disciplines que des sommes considérables sont dépensées chaque année pour mettre au point de nouvelles substances indétectables. D'où une course permanente entre les tricheurs et les organismes de contrôle. Les inégalités sont flagrantes entre les sportifs « propres » et les autres, mais aussi entre les équipes les plus fortunées et celles qui utilisent des substances plus anciennes et donc détectables. Quoiqu'il en soit, l'amélioration des performances se fait au détriment de la santé : les sportifs dopés, en fonction des produits utilisés, peuvent présenter des troubles cardiovasculaires, développer certains cancers, devenir de véritables toxicomanes, etc.
L'image du sport, pourtant gage de santé, s'en trouve grandement salie : considérés comme des exemples à suivre, certains sportifs dégringolent de leur piédestal, passant du statut d'hommes hors du commun à celui de tricheurs.
Dix ans après l'affaire Festina - Richard Virenque, qui a secoué le monde du cyclisme et a provoqué une véritable prise de conscience de l'ampleur du fléau, le dopage est toujours là : le Tour de France 2008 exclut jour après jour de nouveaux tricheurs. Pour quelle raison ? Parce qu'ils utilisent une molécule de dernière génération, supposée indétectable. Cette fois, les progrès en matière de contrôle ont été les plus rapides. Mais tant que certaines nations, comme les États-Unis, considèrent le dopage avec trop de bienveillance, et que d'autres utilisent le sport et la victoire comme outil de propagande politique, les organismes de contrôle internationaux continueront à jouer au gendarme et au voleur. Il serait bon, pour assainir définitivement la situation, d'une part de généraliser les contrôles à tous les sports, tous les niveaux et dans tous les pays, et d'autre part de remettre à zéro tous les records internationaux, de façon à donner leur chance aux sportifs « propres » et à rendre au sport ses lettres de noblesse.
Texte 5
On n'arrête pas le progrès : les bijoux technologiques symboles des séries télé des années soixante-dix sont maintenant bien réels, sous nos yeux et dans nos mains. Grâce à Internet, il est inutile de se « téléporter » pour voir et discuter avec un correspondant en direct et à l'autre bout du monde. On peut, dans un décor presque plus vrai que nature, être un héros virtuel, avoir une maison, des amis, des animaux, des civilisations entières sous son contrôle. Mais ce tout numérique a créé un nouveau besoin, dévoreur de temps, qui modifie complètement les comportements.
Contrairement à ce que croient nos ados, les chats, blogs, mondes virtuels et autres réseaux sociaux… les désocialisent. Ils peuvent passer des heures les yeux fixés à l'écran, plongés dans une vie virtuelle libérée de beaucoup de contraintes, dans laquelle les contacts sont faciles et ne sont plus régis par les mêmes lois. Le nombre de personnes cyberdépendantes augmente de façon inquiétante, si bien que des services de désintoxication spécialisés commencent à apparaître dans les grandes villes.
Même s'il y a des codes et des règles sur la Toile, même s'il faut être parrainé pour être admis dans certains groupes, et qu'on peut en être banni si on tient des propos hors-cadre, à caractère diffamatoire ou autre, chaque individu reste libre de forger son personnage virtuel, tenir des propos ou adopter des comportements qui ne seraient pas les siens dans la vie réelle. Là réside un vrai danger pour les jeunes : la cybercriminalité sexuelle, véhiculée par les pédophiles et pervers en tous genres, est en augmentation. Certains adultes, empruntant un pseudonyme et un profil de jeune enfant, peuvent trop facilement obtenir des rendez-vous avec des mineurs, entraînant les conséquences que l'on imagine.
On connaît aussi les dangers des blogs qui prônent l'anorexie, le suicide, qui montrent comment fabriquer des bombes, propagent des idées révisionnistes, racistes, antisémites, etc.
Quant au téléphone portable, il déclenche lui aussi une véritable addiction, un besoin impérieux de pouvoir joindre et être joint à tout moment ; comme si plus aucune information ne pouvait attendre… On avance également l'hypothèse qu'il présente un véritable danger pour la santé, à cause de la puissance des ondes qu'il émet et reçoit.
L'arrivée des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) a réduit les inégalités face à l'accès à l'information. La réalité virtuelle, bien plus attractive et riche que le monde réel, est entrée dans les foyers. Les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités en améliorant l'information sur les dangers de la cyberdépendance et les risques inhérents à la cybercriminalité. Mais il faut également responsabiliser les parents, qui doivent contrôler l'accès à Internet des mineurs, en utilisant par exemple un logiciel de contrôle parental, et limiter leur temps quotidien de connexion. La dangerosité du téléphone portable devrait inciter à ne pas en posséder avant l'âge d'entrée au collège, et à l'utiliser avec parcimonie.
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