QCM orthographe-vocabulaire-grammaire, résumé-discussion (Bordeaux 2007)

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Énoncé

Repérage des erreurs orthographiques
Durée : 15 minutes. Notation sur 20.
Pour chaque item, indiquez si l'orthographe est correcte (réponse A) ou si l'orthographe est incorrecte (réponse B).
1. du même accabit
2. des accointances
3. haranguer la foule
4. courir le guilledoux
5. l'heptation
6. une ingénierie
7. un magistère
8. un magnat de la finance
9. une mixtion
10. des yeux exhorbités
11. des questions en suspend
12. inextingible
13. une relation ancillaire
14. inoculer un virus
15. un liteau
16. une jérémiade
17. un laïus
18. des miscelanées
19. une maison de guingois
20. un gymkana
21. un boxeur groggy
22. un griot
23. un grizly
24. un guet-apens
25. un hauban
26. une lampe à acéthylène
27. ils sont tout contents de leur victoire
28. nous sommes à quelques cinquante mètres du parc
29. les années qu'il a vécu ont été heureuses
30. passé cette entrée, il est interdit du fumer
31. ils se sont parlé
32. elle s'est cassé la jambe
33. différents ministres se sont succédé
34. elle s'est laissé mourir
35. ils se sont plu tout de suite
36. combien de journaux a-t-elle vendus ?
37. le prix que nous ont valu ces travaux
38. la fillette s'est coupée
39. quelles chansons auriez-vous préféré entendre ?
40. ils ont suivi les conseils qu'elle leur avait donné
Test de langage
Durée : 10 minutes. Notation sur 20.
Pour chaque terme ou expression, le synonyme proposé est-il correct (réponse A) ou incorrect (réponse B) ?
1. inanition
→ manque d'air
2. algarade
→ altercation
3. atermoyer
→ chercher des délais
4. munificent
→ très généreux
5. plantureux
→ copieux
6. grandiloquent
→ ampoulé
7. factieux
→ séditieux
8. laudatif
→ dépuratif
9. oblatif
→ soustractif
10. se gausser
→ railler quelqu'un
11. gémination
→ développement des bourgeons
12. gloser
→ faire de longs commentaires stériles
13. impéritie
→ incapacité, inaptitude dans l'exercice d'une fonction
14. ataraxie
→ apathie
15. lancer des quolibets
→ brocarder
16. incurie
→ défaut de soin, négligence
17. s'infatuer
→ avoir un sentiment de satisfaction de soi démesuré
18. grenu
→ qui porte beaucoup de graines
19. grège
→ beige clair
20. grimoire
→ ouvrage confus et illisible
21. sonner l'hallali
→ approche de la fin, de la mort ou de la ruine
22. harpie
→ mégère
23. faire florès
→ échouer
24. coercition
→ pression
25. picaresque
→ truculent
26. miasme
→ cataclysme
27. prophylaxie
→ prévention
28. scotomiser
→ faire disparaître du champ de la conscience
29. huppé
→ d'un rang social élevé
30. jouer les Cassandre
→ jouer les amoureux
31. un rire homérique
→ un rire hypocrite
32. suranné
→ obsolète
33. une voix de stentor
→ une voix de castrat
34. avoir l'heur de
→ avoir la chance de
35. bot
→ difforme
36. philistin
→ peu ouvert à la nouveauté
37. pinacothèque
→ musée de peinture
38. avoir la pépie
→ avoir très soif
39. pie-mère
→ méninge la plus interne
40. onglée
→ morceau de bœuf
Analyses
Durée : 30 minutes. Notation sur 30.
Pour chaque mot mis en valeur, ou chaque segment de phrase mis en valeur, indiquez si l'analyse proposée est juste (réponse A) ou fausse (réponse B).
1. J'aimerais avoir de la salade.
→ article partitif
2. Il en veut.
→ préposition
3. Un panier rempli de rubans.
→ article partitif
4. Que de jolies choses !
→ préposition
5. C'est si joli que j'aimerais l'acheter.
→ conjonction
6. Il y va tout de suite.
→ préposition
7. Je le vois venir.
→ complément d'objet direct
8. Il finit de chanter.
→ périphrase verbale aspectuelle
9. Viens et tu verras.
→ proposition principale
10. Tu as beau faire, cela n'ira pas.
→ proposition hypothétique
11. Chemin faisant, ils trouvèrent des noix.
→ gérondif
12. Ou'elle était jolie !
→ adverbe
13. Il est si grand.
→ adverbe
14. J'aimerais que tu viennes.
→ conjonction
15. Ils s'évanouirent.
→ verbe pronominal de sens réciproque
16. La nuit venue, tu partiras.
→ proposition participiale
17. Était-il là que je le regardais.
→ proposition circonstancielle
18. Je le vis, je rougis et je pâlis à sa vue.
→ aspect accompli
19. Viens séance tenante.
→ participe présent
20. Je l'entends venir.
→ sujet
21. Je ne sais qui viendra demain.
→ pronom relatif
22. C'est l'endroit où je l'attends.
→ proposition subordonnée circonstancielle
23. Il fumait tout le temps.
→ aspect inaccompli
24. Je l'ai acheté car il me plaît.
→ proposition subordonnée circonstancielle
25. Les médicaments aidant, je vais mieux.
→ gérondif
26. Je me demande si tu viendras.
→ prop, subordonnée circonstancielle d'hypothèse
27. Qu'il vienne et l'on verra.
→ conjonction de subordination
28. Il est si grand !
→ adverbe
29. Je crains qu'il ne vienne.
→ négation explétive
30. Je laisse les ouvriers travailler en paix.
→ sujet
31. Je ne sais comment te le dire.
→ proposition subordonnée interrogative
32. Il a beau me le répéter, je recommence.
→ proposition indépendante
33. Qui m'aime me suive.
→ sujet
34. Il arriva à l'heure.
→ aspect accompli
35. Comme il est gentil !
→ adverbe
36. Dansez comme il vous plaira.
→ conjonction
37. Sur ce, il partit en courant.
→ adjectif démonstratif
38. C'est dans le sac que tu tiens.
→ conjonction de subordination
39. Allez il vous plaira.
→ pronom relatif
40. Qu'il est beau !
→ adverbe exclamatif
41. Je ne sais rien.
→ complément d'objet direct
42. La table est garnie de verres.
→ préposition
43. Plus il sème, plus il récoltera.
→ proposition principale
44. L'homme, cet inconnu.
→ démonstratif cataphorique
45. Que tu es joli !
→ conjonction
46. Elle est court vêtue.
→ adverbe
47. Il la trouve trop grosse.
→ complément d'objet direct
48. J'ai du bon tabac dans ma tabatière.
→ article partitif
49. Il allait boire le poison quand il entra.
→ aspect inchoatif
50. Je cours à la maison.
→ complément d'objet direct
51. Dis-moi qui tu es.
→ complément d'objet direct
52. Je me suis promenée dans le jardin.
→ forme passive
53. Il t'écoute parler.
→ complément d'objet direct
54. Ils se regardent.
→ pronominal réfléchi
55. La maison s'est vendue récemment.
→ pronominal de sens passif
56. Il sera donc là demain.
→ conjonction de coordination
57. La ville de Paris.
→ apposition
58. Deux des trois sont présents.
→ adjectif numéral
59. Il vaut son pesant d'or.
→ complément d'objet direct
60. II vient pour le voir.
→ complément circonstanciel de but
61. II passe pour un génie.
→ complément d'objet indirect
62. II y a du bruit.
→ sujet réel
63. II n'est pas beau, mon cheval.
→ apposition
64. Les yeux sont le miroir de l'âme.
→ complément d'objet direct
65. II frappe du poing.
→ complément circonstanciel de moyen
66. II est têtu comme une mule.
→ complément circonstanciel de comparaison
67. Les choses d'ici-bas.
→ complément du nom choses
68. La dame que j'ai saluée est médecin.
→ pronom relatif
69. Que tu es jolie !
→ pronom relatif
70. J'espère que tu iras mieux.
→ pronom relatif
71. Dis-moi tu vas.
→ adverbe interrogatif
72. Le pire est à venir.
→ superlatif
73. Comme tu as changé !
→ adverbe exclamatif de quantité
74. Il était comme mort.
→ adverbe de manière
75. Une montre en or.
→ préposition
76. De la salade, j'en mange peu.
→ complément d'objet direct
77. Toi, tu viens avec nous.
→ apostrophe
78. Je trouve ce repas excellent.
→ attribut de l'objet
79. Rude sera la chute.
→ attribut du sujet
80. II marche droit.
→ attribut du sujet
81. Nul ne s'y connaît.
→ pronom indéfini
82. Pour ce faire.
→ pronom personnel
83. Je souhaite que tu nous reviennes vite.
→ verbe au mode indicatif
84. Qui a appelé ?
→ pronom relatif
85. L'homme que tu deviens sera célèbre.
→ attribut du sujet
86. Je souhaite qu'il parte vite.
→ proposition subordonnée complétive
87. II est rusé comme un renard.
→ complément de comparaison
88. Ce qui est dit est dit.
→ proposition relative
89. Faites taire ces manifestants.
→ proposition infinitive
90. Tu sais combien je l'apprécie.
→ proposition complétive interrogative
91. Je grelotte parce qu'il fait froid.
→ proposition subordonnée de conséquence
92. Le vent souffle trop pour que je sorte.
→ proposition subordonnée consécutive
93. Quoi que tu fasses, elle refusera.
→ proposition subordonnée de condition
94. Tu iras où on t'a dit d'aller.
→ proposition subordonnée de lieu
95. Je l'ai trouvée belle.
→ attribut du complément d'objet direct
96. II arriva tambour battant.
→ gérondif
97. Le meilleur résultat est à venir.
→ comparatif
98. Cette histoire tourne court.
→ adjectif
99. II y a du pain sur la planche.
→ article partitif
100. Aller de mal en pis.
→ adjectif superlatif
Épreuve sur texte
Durée : 1 heure 15. Notation sur 40.
1. Résumez le texte suivant au quart de sa longueur : environ 155 mots (à plus ou moins 10 %). Donnez-lui un titre. (notation sur 20)
2. Choisissez une idée du texte que vous développerez et discuterez. (notation sur 20)
« Depuis la Grèce classique, l'Occident a distingué l'énergie animale qui animait le corps et l'a opposée à la raison qui gouvernait l'âme. Une telle position a facilité l'étude du corps, comme une chose, et favorisé de belles envolées sur les âmes éthérées. Descartes, accusé de dualisme, a lancé une passerelle en arrimant l'âme sans substance à la bitte de l'épiphyse, en plein milieu du cerveau. Cet amarrage difficile a concouru à la représentation d'un homme coupé en deux : la matière de son corps liée par une ficelle à son âme immatérielle. Les étonnantes performances techniques des images du cerveau associées à la clinique neurologique et à la psychologie permettent aujourd'hui d'aborder le problème d'une autre manière. En questionnant des chercheurs de disciplines différentes, on peut éclairer les problèmes suivants : Certains parmi nous paraissent invulnérables. Ils supportent en riant les inévitables pertes et blessures de l'existence. On vient de leur trouver un gène qui facilite le transport de la sérotonine, un neuromédiateur, une substance qui lutte contre les émotions dépressives. Existerait-il un gène de la résilience ? Les petits transporteurs de sérotonine seraient-ils capables d'organiser un style d'existence paisible qui leur éviterait la dépression et les épanouirait quand même ? Une pensée facile nous conduit à croire que, lorsqu'on est malheureux, il suffit de se réfugier dans le bonheur. L'organisation cérébrale jette une ombre sur cette idée trop claire. Les circuits neurologiques de la douleur aboutissent dans des zones cérébrales qui côtoient les aires des émotions heureuses. L'aiguillage des informations est dévié pour un rien. Une rencontre affective, un simple mot ou un circuitage des neurones tracé lors des petites années, peut nous faire passer du bonheur au malheur. Quand l'archipel de l'Inconscient a été découvert au xixe siècle, Freud en abordant l'île du Refoulement avait pressenti que, dans la brume au loin, se dessinaient les falaises du « Roc du Biologique ». Les neurosciences, à cette époque, ne permettaient pas une navigation dans ces eaux lointaines. Mais, aujourd'hui, la neuro-imagerie et les données éthologiques envoient des sondes dans ces profondeurs. L'explorateur découvre alors un autre inconscient, biologique celui-là, différent de l'inconscient freudien et pourtant associé de manière conflictuelle, comme deux chevaux qui tirent un même attelage dans des directions opposées. Curieuse contrainte de la condition humaine : sans la présence d'un autre nous ne pouvons pas devenir nous-mêmes, comme le révèlent au scanner les atrophies cérébrales des enfants privés d'affection. Pour développer nos aptitudes biologiques nous sommes obligés de nous décentrer de nous-mêmes afin d'éprouver le plaisir et l'angoisse de visiter le monde mental des autres. Pour devenir intelligents, nous devons être aimés. Le cerveau qui était la cause de l'élan vers le monde extérieur devient ici la conséquence de nos relations. Sans attachement, pas d'empathie. Le « je » ne peut pas vivre seul. Sans empathie nous devenons sadiques, mais trop d'empathie nous mène au masochisme. La vieillesse qui vient de naître n'est plus ce qu'elle était. La représentation du temps se dilate quand les âgés se préoccupent de l'infini et se rappellent leur long passé. Leur mémoire différente renforce leur identité, optimise ce qu'ils savaient déjà et renonce à ce qu'ils avaient faiblement acquis. Ils redécouvrent Dieu dont ils font une base de sécurité. Tandis que la neuromusicologie nous explique le mystère d'un homme qui doit être à la fois neurologique et profondément culturel, nous proposant ainsi une nouvelle théorie de l'Homme. Jusqu'à présent, nous avons fabriqué une représentation d'homme coupé en deux morceaux séparés. Or un homme sans âme n'est pas plus concevable qu'une âme sans homme. »
Boris Cyrulnik

Corrigé

Repérage des erreurs orthographiques
1. Réponse B.
La bonne orthographe est acabit.
2. Réponse A.
Accointances : relations familières.
3. Réponse A.
Haranguer la foule : prononcer un discours solennel.
4. Réponse B.
La bonne orthographe est guilledou. Ce terme s'emploie uniquement dans l'expression courir le guilledou, qui signifie aller en quête d'aventures amoureuses.
5. Réponse B.
La bonne orthographe est heptathlon.
6. Réponse A.
7. Réponse A.
Il ne faut pas confondre magistère avec magister qui désigne un maître d'école.
8. Réponse A.
Magnat de la finance : personnage puissant dans le domaine de la finance.
9. Réponse A.
Une mixtion est un mélange de plusieurs substances, de plusieurs drogues pour former un médicament composé. Attention à ne pas confondre mixtion avec le terme miction (action d'uriner).
10. Réponse B.
La bonne orthographe est exorbités.
11. Réponse B.
La bonne orthographe est suspens. Il ne faut pas confondre ce terme avec une forme conjuguée du verbe suspendre.
12. Réponse B.
La bonne orthographe est inextinguible.
13. Réponse A.
Relation ancillaire : relation amoureuse avec une servante.
14. Réponse A.
15. Réponse A.
Liteau : rayure colorée sur les nappes et serviettes ; pièce de bois débitée en section carrée.
16. Réponse A.
17. Réponse A.
18. Réponse B.
La bonne orthographe est miscellanées.
Les miscellanées constituent un recueil d'ouvrages sur des sujets divers n'ayant parfois aucun rapport entre eux.
19. Réponse A.
Maison de guingois : maison qui est de travers.
20. Réponse B.
La bonne orthographe est gymkhana. À l'origine, c'était une fête de plein air avec toutes sortes de jeux. Aujourd'hui, il s'agit plutôt d'une épreuve pour engins motorisés, avec un parcours accidenté et compliqué.
21. Réponse A.
Boxeur groggy : boxeur étourdi par les coups mais qui tient encore debout.
22. Réponse A.
Griot : poète, musicien et sorcier, dépositaire de la culture orale en Afrique noire.
23. Réponse B.
La bonne orthographe est grizzli ou grizzly.
24. Réponse A.
25. Réponse A.
Hauban : cordage qui sert à maintenir les mâts.
26. Réponse B.
La bonne orthographe est acétylène.
27. Réponse A.
Dans cette phrase, tout est un adverbe (on peut le remplacer par tout à fait). Il est donc invariable.
Cependant, l'adverbe tout s'accorde avec les adjectifs féminins à initiale consonantique (ou débutant par un h aspiré).
Ex. : Elle est toute contente.
28. Réponse B.
Quelque ne se met pas au pluriel (invariable) car il s'agit d'un adverbe. Il a le sens de environ, à peu près.
29. Réponse A.
Comme vécu est précédé d'un complément circonstanciel de temps, il reste invariable.
30. Réponse A.
Devant un groupe nominal, les participes passés ne sont plus perçus comme des participes absolus mais comme des prépositions. Ils restent donc invariables. Néanmoins, la règle admet certaines tolérances : l'accord reste possible pour passé.
31. Réponse A.
Le pronom réfléchi est un COI. Il n'y a donc pas d'accord.
32. Réponse A.
Le pronom réfléchi s' représente un COI. Il n'y a donc pas d'accord.
33. Réponse A.
On applique les mêmes règles d'accord que pour les questions 31 et 32.
34. Réponse B.
Le réfléchi est COD et ce complément fait l'action exprimée par l'infinitif. On écrit donc : Elle s'est laissée mourir.
35. Réponse A.
Il s'agit d'une exception à la règle des pronominaux : après se plaire, le participe passé ne varie pas.
36. Réponse A.
37. Réponse A.
38. Réponse A.
39. Réponse A.
40. Réponse B.
Donnés s'accorde en genre et en nombre car le COD est placé avant : le pronom relatif qu' a pour antécédent le nom conseils.
Test de langage
1. Réponse B.
Inanition : privation d'aliments.
2. Réponse A.
3. Réponse A.
4. Réponse A.
5. Réponse A.
6. Réponse A.
7. Réponse A.
8. Réponse B.
Laudatif : qui contient un éloge.
Dépuratif : qui enlève au sang ses impuretés.
9. Réponse B.
Oblatif : qui fait passer les besoins d'autrui avant les siens propres.
10. Réponse A.
11. Réponse B.
Gémination : création de deux objets identiques.
Attention à ne pas confondre ce terme avec germination (développement du germe).
12. Réponse A.
13. Réponse A.
14. Réponse A.
Ces deux termes sont considérés comme étant synonymes, malgré quelques nuances :
  • ataraxie : quiétude d'esprit, calme absolu ;
  • apathie : inertie.
15. Réponse A.
16. Réponse A.
17. Réponse A.
18. Réponse A.
Grenu : qui a beaucoup de grains.
19. Réponse A.
20. Réponse A.
21. Réponse A.
Hallali : air de chasse annonçant que le cerf est près de succomber.
22. Réponse A.
23. Réponse B.
Faire florès : obtenir des succès, réussir d'une manière éclatante.
24. Réponse A.
25. Réponse A.
26. Réponse B.
Miasme : émanation putride.
27. Réponse A.
28. Réponse A.
29. Réponse A.
30. Réponse B.
Jouer les Cassandre : prédire une issue défavorable aux événements.
31. Réponse B.
Rire homérique : rire phénoménal.
32. Réponse A.
33. Réponse B.
L'expression une voix de stentor désigne une voix puissante et sonore. Le castrat est une personne qui a conservé sa voix d'enfant.
34. Réponse A.
35. Réponse A.
36. Réponse A.
37. Réponse A.
38. Réponse A.
39. Réponse A.
40. Réponse B.
Onglée : engourdissement du bout des doigts causé par le froid.
Analyses
1. Réponse A.
De la indique qu'il est question d'une quantité.
2. Réponse B.
En est un pronom adverbial. Cette forme pronominalise le complément non animé du verbe.
3. Réponse B.
De rubans est un syntagme prépositionnel. L'article s'efface donc après la préposition de.
4. Réponse B.
Que est un adverbe de quantité exclamatif. Suivi de la préposition de, que de a la valeur d'un déterminant.
5. Réponse B.
Si est un adverbe d'intensité lié à l'adjectif joli.
6. Réponse B.
Y est un pronom adverbial.
7. Réponse B.
Le est sujet de l'infinitif venir.
La notion de proposition infinitive des grammaires traditionnelles est très controversée chez les universitaires.
8. Réponse A.
La périphrase verbale aspectuelle exprime ici l'accomplissement de l'action.
9. Réponse B.
La proposition simple (Viens) est rattachée à l'autre (tu verras) par une conjonction de coordination (et).
10. Réponse B.
C'est la concession qui est exprimée dans cette phrase.
11. Réponse A.
En français moderne, le gérondif est généralement précédé de en. Mais on trouve des gérondifs sans la préposition en dans certaines locutions d'ancien français (ce disant, donnant donnant…), comme c'est le cas dans cette phrase.
12. Réponse A.
Qu' est un adverbe exclamatif.
13. Réponse A.
Si est un adverbe de degré.
14. Réponse A.
Que est une conjonction de subordination.
15. Réponse B.
S'évanouir est un verbe essentiellement pronominal (ni de sens réciproque, ni de sens réfléchi), il n'a pas de forme simple.
16. Réponse A.
17. Réponse B.
Était-il là est une proposition principale.
18. Réponse B.
Il existe une opposition régulière entre l'accompli (forme composée) et le non-accompli (forme simple).
19. Réponse A.
Séance tenante est une locution figée composée d'un participe présent. Elle fonctionne comme une locution adverbiale.
20. Réponse A.
L' est sujet de l'infinitif venir. La notion de proposition infinitive des grammaires traditionnelles est très controversée chez les universitaires.
21. Réponse B.
Dans cette phrase, qui est un pronom interrogatif introduisant une subordonnée interrogative.
22. Réponse B.
Où je l'attends est une proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif .
23. Réponse A.
24. Réponse B.
Il s'agit de deux propositions coordonnées.
25. Réponse B.
Aidant est un participe présent.
26. Réponse B.
Si tu viendras est une proposition complétive interrogative indirecte.
27. Réponse B.
Et est une conjonction de coordination.
28. Réponse A.
Si est un adverbe d'intensité.
29. Réponse A.
Ne n'a effectivement pas de valeur proprement négative.
30. Réponse A.
Les ouvriers est sujet de l'infinitif travailler. La notion de proposition infinitive des grammaires traditionnelles est très controversée chez les universitaires.
31. Réponse A.
L'adverbe comment introduit une proposition subordonnée interrogative indirecte avec un verbe à l'infinitif.
32. Réponse B.
Il a beau me le répéter n'est pas une proposition indépendante car nous avons deux propositions juxtaposées formellement. Ici, cette juxtaposition équivaut sémantiquement à une subordination.
33. Réponse A.
Qui m'aime est une proposition relative sujet de suive.
34. Réponse B.
Il existe une opposition régulière entre l'accompli (forme composée) et le non-accompli (forme simple).
35. Réponse A.
Comme est un adverbe exclamatif.
36. Réponse A.
Comme est ici une conjonction de subordination.
37. Réponse B.
Ce est un pronom démonstratif.
38. Réponse B.
Que est un pronom relatif.
39. Réponse A.
40. Réponse A.
41. Réponse A.
Rien est un pronom indéfini.
42. Réponse A.
43. Réponse B.
Chacune des propositions a son introducteur : plus… plus…
44. Réponse A.
45. Réponse B.
Dans cette phrase, que est un adverbe exclamatif.
46. Réponse A.
Tout est employé comme adverbe. Il est donc invariable.
47. Réponse B.
Trop grosse est attribut du COD la.
48. Réponse A.
49. Réponse A.
Il allait boire désigne une action qui commence.
50. Réponse B.
À la maison est un complément circonstanciel de lieu (ou complément adverbial).
51. Réponse B.
Qui est attribut de tu.
52. Réponse B.
Je me suis promenée est à la voix pronominale.
53. Réponse B.
T' est sujet de parler.
54. Réponse B.
Se regarder est un verbe pronominal réciproque.
55. Réponse A.
56. Réponse A.
Attention : donc peut aussi être considéré comme un adverbe marquant une relation de conséquence.
57. Réponse B.
Autrefois analysée comme apposition, cette construction est aujourd'hui considérée par Maingueneau comme épithète nominale en construction indirecte. L'apposition est définie comme une construction détachée.
58. Réponse B.
Deux est un déterminant numéral. L'expression adjectif numéral n'est plus utilisée.
59. Réponse B.
On refuse généralement l'appellation COD après le verbe valoir (verbe d'évaluation quantitative). Son pesant d'or est un complément essentiel. En effet, on ne peut pas dire : *Il vaut.
60. Réponse A.
61. Réponse B.
Un génie est attribut.
62. Réponse A.
63. Réponse A.
64. Réponse B.
Le miroir de l'âme est attribut du sujet les yeux.
65. Réponse A.
66. Réponse A.
67. Réponse A.
68. Réponse A.
69. Réponse B.
Que est un adverbe exclamatif.
70. Réponse B.
Que est une conjonction de subordination.
71. Réponse A.
72. Réponse A.
73. Réponse B.
Dans cette phrase, comme est un adverbe exclamatif exprimant davantage la qualité que la quantité.
74. Réponse B.
Il existe une opposition régulière entre l'accompli (forme composée) et le non-accompli (forme simple).
75. Réponse A.
76. Réponse A.
77. Réponse A.
78. Réponse A.
79. Réponse A.
80. Réponse B.
Droit est un adverbe de manière.
81. Réponse A.
82. Réponse B.
Ce est un pronom démonstratif neutre.
83. Réponse B.
Reviennes est un subjonctif présent.
84. Réponse B.
Qui est un pronom interrogatif.
85. Réponse A.
86. Réponse A.
87. Réponse A.
88. Réponse A.
89. Réponse A.
90. Réponse A.
91. Réponse A.
92. Réponse A.
93. Réponse B.
Il s'agit d'une proposition relative.
94. Réponse B.
Il s'agit d'une proposition relative. est ici un pronom relatif sans antécédent.
95. Réponse A.
96. Réponse A.
Dans les locutions anciennes, l'actuel gérondif se distingue mal du participe présent. Autrefois, il n'était pas nécessairement précédé de en.
97. Réponse B.
Le meilleur est un superlatif de supériorité.
98. Réponse A.
Court est un adjectif employé comme adverbe.
99. Réponse A.
100. Réponse B.
Pis est un adverbe comparatif de supériorité.
Résumé
Longtemps la conception antique de l'homme écartelé entre corps et esprit a dominé la pensée occidentale, même si en son temps Descartes reliait l'âme au centre du cerveau.
Aujourd'hui, progrès de l'imagerie médicale, observations cliniques et approches psychologiques modifient l'appréhension de la question : la sérotonine jouerait un rôle fondamental dans la propension au bonheur. Ainsi les personnes produisant peu de ce neurotransmetteur seraient sujettes à la dépression.
Dans le cerveau, zones de la douleur et zones du bonheur sont proches. Dès lors les sentiments peuvent permuter facilement.
Les techniques en neurosciences et l'étude du comportement animal dévoilent un inconscient biologique. En effet, le cerveau humain a besoin d'amour pour se développer biologiquement et intellectuellement.
Enfin, les capacités neurologiques de mémorisation permettent à l'homme de développer culture et caractère, ce qui nous conduit à une autre définition de l'homme.
L'opposition dualiste âme/ corps n'est donc plus pertinente.
(147 mots)
Discussion
Chercheur protéiforme, Boris Cyrulnik affirme « Pour devenir intelligent, nous devons être aimés. » Sujet complexe s'il en est, le développement de l'intelligence et des facultés cognitives interroge chercheurs et pédagogues. Mais la pensée de Cyrulnik ne serait-elle pas limitative ? Certes, l'amour est souvent considéré comme indispensable à l'épanouissement de l'enfant. Néanmoins, nombre d'enfants mal aimés présentent une intelligence remarquable.
L'amour, l'attention d'un autre seraient essentiels au bon développement cérébral de l'enfant. De multiples études analysent en effet les séquelles induites par l'absence d'amour. Le cas de Victor de l'Aveyron, repris par François Truffaut dans son film L'enfant sauvage, en est un exemple connu. Au xixe siècle, le professeur Itard recueille un enfant réduit à l'état sauvage dans les bois de l'Aveyron. Pendant de nombreuses années, il tente de l'éduquer. Les rapports successifs qu'il rédige montrent les progrès de l'enfant, mais aussi l'impossibilité de rattraper les années d'abandon, ces premières années décisives pour l'apprentissage du langage et de la parole. Victor restera muet.
Si le cas extrême de Victor confirme l'importance de l'amour pour la construction de l'individu, d'autres exemples tout aussi célèbres réfutent cette hypothèse. Car heureusement, l'intelligence peut émerger des brumes de l'indifférence, de la froideur parentale. Les premiers vers de Rimbaud dans son poème Les poètes de sept ans, illustre ce fait :
« Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences
L'âme de son enfant livrée aux répugnances. »
Ces vers, inspirés par le souvenir d'une mère autoritaire et rigide, reflètent bien la solitude de l'enfant privé d'amour. Le jeune Rimbaud s'est pourtant révélé un poète précoce et particulièrement talentueux. Dans son ouvrage De chair et d'os publié aux Éd. Odile Jacob (2006), Boris Cyrulnik démontre que même un milieu d'origine défavorable n'empêche pas une évolution positive. Selon lui, l'avenir d'un enfant n'est pas irrémédiablement compromis par un environnement social ou familial négatif. L'intelligence peut surgir n'importe où.
La sentence rapide et obligatoirement lacunaire de Cyrulnik n'est évidemment pas aussi limitative qu'elle semble l'être hors de tout contexte. Un excès d'amour peut d'ailleurs être aussi destructeur qu'un manque d'amour. La diversité des situations familiales souligne bien la difficulté extrême de percer les mystères de l'intelligence humaine.
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