Quelles études après un bac STAV (Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant) ?

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Études courtes ou études longues ?

Le bac STAV (Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant : agriculture - alimentation - environnement - territoires) remplace les anciens bacs STPA (Sciences et technologies du produit agroalimentaire) et STAE (Sciences et technologie de l'agronomie et de l'environnement). Première session d'examen pour ce nouveau bac en 2008.
Bénéficiant de la réforme de leur série, les futurs bacheliers technologiques agricoles pourront désormais envisager une poursuite d'études vers toutes les spécialités de BTSA. Certains DUT et BTS peuvent les intéresser. Les meilleurs d'entre eux pourront se diriger vers les classes prépas. L'université reste peu adaptée, à l'exception des licences pro post-bac + 2.
Vous voulez continuer sur votre lancée ? Vous pouvez préparer un BTSA (bac + 2), voire un BTS ou un DUT, dans des domaines en rapport avec votre bac. Ces diplômes de technicien supérieur permettent une insertion professionnelle, mais également la poursuite d'études.
Vous pouvez aussi intégrer une école spécialisée en vue d'obtenir un diplôme professionnel.
Motivés par des études longues ? Vous pouvez tenter une école d'ingénieurs, agronome ou vétérinaire, en passant par les classes préparatoires aux concours. La voie universitaire (licence et master) est en revanche déconseillée, même après une mise à niveau scientifique. En revanche, certaines passerelles existent après un bac +2 vers des licences professionnelles.
Qui sont les bacheliers agricoles ?
En 2004, 5 238 élèves ont obtenu un bac techno agricole (STAE ou STPA). Ils représentent 1 … de l'ensemble des bacheliers, et près de 4 … des bacheliers technologiques.

BTSA, BTS et DUT : des diplômes professionnels

Dans la droite ligne de votre bac, le BTSA et le DUT associent cours théoriques et pratique professionnelle (stage). À la clé, une entrée dans la vie active au terme de deux ans : les compétences des techniciens supérieurs spécialisés dans un domaine agricole sont appréciées.
Une poursuite d'études est néanmoins possible à l'université (licence pro), en école (certificat de spécialisation), voire en école d'ingénieurs (via les admissions parallèles).
Les brevets de techniciens supérieurs agricoles (BTSA)
La majorité des bacheliers technologiques agricoles préparent un BTSA, en lycée ou en école. Le recrutement se fait sur dossier.
À partir de la session 2008, la voie suivie en terminale (agriculture ; alimentation ; environnement ; territoires) ne sera pas déterminante pour le choix de la spécialité de BTSA. Ce sont les goûts, aptitudes et objectifs professionnels qui seront prioritaires.
  • Les spécialités au choix : analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques ; industries agroalimentaires ; technico-commercial (en particulier les spécialités produits alimentaires et boissons, vins, spiritueux) ; analyse et conduite des systèmes d'exploitation ; services en espace rural, technologies végétales, génie des équipements agricoles…
  • Les débouchés : exploitant agricole, contrôleur laitier, conseiller en chambre d'agriculture, technicien paysagiste, technicien forestier, technico-commercial, chef de fabrication ou contrôleur de la qualité dans l'industrie alimentaire…
  • Près de la moitié des titulaires d'un BTSA poursuivent leurs études. Beaucoup préparent un certificat de spécialisation ou un second BTSA, en un an, en vue d'affiner leur spécialisation ou d'acquérir une seconde compétence (gestion, informatique, vente…).
Les autres diplômes
Quelques bacheliers technologiques agricoles préparent un BTS, en lycée ou en école, voire un DUT (diplôme universitaire de technologie) à l'université (en IUT). Recrutement sur dossier.
  • Les spécialités de BTS envisageables : BTS agroéquipements ; industries céréalières ; qualité dans l'industrie agroalimentaire et dans les bio-industries.
  • Les spécialités de DUT envisageables : génie biologique, option agronomie ou génie de l'environnement ou industries alimentaires et biologiques.
  • Les débouchés des BTS et des DUT : production agricole, agroalimentaire, agroéquipement, gestion d'exploitation, en aménagement et protection de la nature principalement. Et, pour quelques-uns, laboratoire d'analyses agricoles, biologiques ou biotechnologiques.
  • Près de la moitié des titulaires d'un BTS -DUT poursuivent des études. Notamment en licence pro (un an à l'université) ou dans le cadre d'un certificat de spécialisation agricole (après un BTSA), afin d'affiner leur spécialisation ou d'acquérir une double compétence, appréciée des employeurs. Les meilleurs élèves intègrent une école d'ingénieurs accessible sur concours post bac + 2 - via une prépa ATS biologie, bien souvent.
Le saviez-vous ?
Effectifs réduits, spécialités nombreuses, formation proche du terrain… le BTSA est très apprécié des employeurs. Aussi, les titulaires de ce diplôme se placent bien sur le marché : en 2004, le taux d'insertion professionnelle des diplômés de 2000 était de 92 %.
Source AEF.

Classes préparatoires : cap sur les grandes écoles

Rares sont les bacheliers technologiques agricoles qui s'inscrivent dans ces classes, car même les prépas dites « technologiques » ne leur sont pas directement destinées.
  • Si vous voulez intégrer une école agronomique ou vétérinaire, vous pouvez déposer un dossier auprès de l'un des trois lycées abritant des classes prépas TB (technologie biologie). Celles-ci préparent, en deux ans, au concours Agro-ENITA et à celui des écoles vétérinaires. Elles recrutent principalement des bacheliers STL de spécialité biochimie et génie biologique, mais elles admettent parfois des bacheliers agricoles.
  • Autre solution : préparer un BTSA, puis s'inscrire en prépa ATS biologie. Attention, ces classes - une dizaine en France - sont aussi très sélectives.
  • En tout cas, pour être admis en prépas, il faut avoir de très bons résultats en sciences mais aussi en expression française et en langues. Ces classes exigent aussi une solide motivation, de grandes capacités d'organisation et de travail, une bonne résistance physique et psychologique.
Les prépas ATS
Le concours C des écoles d'agronomie (ENSA-ENITA-INA) et des écoles vétérinaires est accessible après un BTSA, ou certains BTS et DUT. Pour augmenter ses chances, mieux vaut passer par une classe prépa ATS (année préparatoire spéciale pour technicien supérieur) biologie. Une dizaine de lycées agricoles en disposent. L'enseignement est une mise à niveau en sciences (maths, physique, biologie, chimie) et culture générale (français, langues).

Écoles spécialisées : le choix d'un métier

Elles délivrent au bout de 3 à 5 ans des diplômes spécifiques, en vue d'un métier. Certaines sont adaptées à votre bac.
Recrutement sur concours. Attention aux dates d'inscription !
  • Nombre d'écoles d'ingénieurs recrutent post-bac, sur concours ou sur dossier + épreuves, et entretien, pour 5 ans. Les enseignements sont souvent plus concrets qu'en classes prépas, avec un stage dès la première  année. La priorité est donnée aux bacheliers S, mais les bacheliers agricoles ont leur chance. Visez les écoles regroupées au sein de la Fédération des écoles supérieures d'ingénieurs en agriculture (FESIA) qui forment des ingénieurs de terrain. Ces écoles pratiquent aussi les admissions parallèles post-BTSA, sur dossier et entretien.
  • D'autres écoles délivrent des certificats de spécialisation accessibles directement après un bac agricole. Les domaines sont pointus et visent une insertion professionnelle après un an d'études. On peut citer les certificats de spécialisation suivants : conduite d'un élevage laitier ; technicien conseil en comptabilité et gestion agricole ; tourisme vert, accueil et animation en milieu rural ; commercialisation des vins ; collaborateur du concepteur paysagiste ; responsable technico-commercial horticulture ornementale.

Université : vers la licence professionnelle

Rares sont les bacheliers agricoles qui optent pour un parcours universitaire en cinq ans (licence, puis master). En effet, les domaines proposés à la fac ne sont pas très adaptés à la formation initiale des bacheliers technologiques agricoles.
  • Les licences de biologie, chimie, physique… exigent un niveau scientifique élevé (calé sur le programme du bac S). Très théoriques, elles demandent des capacités d'abstraction, d'analyse et d'expression (en vue des démonstrations). Certaines universités mettent en place des cours ou des années de mise à niveau scientifique à destination des bacheliers technologiques. Travailleurs et très motivés, vous pouvez envisager ce parcours.
  • Il est néanmoins plus sage de commencer par un BTS ou un DUT, pour rejoindre ensuite l'université en vue d'une licence pro (un an). Il en existe un certain nombre dans des spécialités proches : agriculture raisonnée ; agronomie ; ingénierie de l'entreprise agricole ; aménagement : animation et développement des territoires ruraux ; productions animales ; productions végétales… Recrutement sur dossier et entretien.
À consulter : www.onisep.fr où vous trouverez tous les métiers et toutes les formations.
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